Le Royaume de Boussouma a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la loi Faso Bu-Kaooré relative aux mécanismes traditionnels et coutumiers de règlement des différends. Ce samedi 8 août 2026, au Palais royal, Sa Majesté le Dima de Boussouma a présidé la première audience des instances traditionnelles et coutumières de règlement des différends, marquant le démarrage effectif de leur fonctionnement dans l’ensemble du Royaume.
Cette audience intervient après l’installation des membres des différentes instances traditionnelles et coutumières. Elle constitue ainsi la première étape concrète de leur mise en activité et traduit la volonté de donner une place effective aux mécanismes traditionnels dans le règlement des différends au sein des communautés.

L’installation des membres avait constitué une étape préalable à la mise en œuvre du dispositif. Avec la tenue de cette première audience, les instances coutumières passent désormais de la phase d’installation à celle de l’exercice de leurs missions.
À Boussouma, cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la loi Faso Bu-Kaooré, adoptée en 2026, qui consacre la prise en compte des mécanismes traditionnels et coutumiers de règlement des différends dans le dispositif national.

L’initiative vise notamment à valoriser les pratiques traditionnelles de règlement des conflits et à permettre aux communautés de s’appuyer sur leur patrimoine culturel et leurs mécanismes de médiation pour contribuer au maintien de la paix sociale.
La recherche de la paix et de la cohésion socialeLa justice traditionnelle repose notamment sur la recherche du dialogue, de la conciliation et du rétablissement de l’harmonie au sein de la communauté. À travers la mise en fonctionnement de ces instances, le Royaume de Boussouma entend ainsi mobiliser son héritage coutumier au service de la cohésion sociale.

Cette démarche intervient dans un contexte national marqué par la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de règlement pacifique des différends. La valorisation des mécanismes traditionnels apparaît ainsi comme l’un des leviers pouvant contribuer au maintien du vivre-ensemble.
Le Royaume de Boussouma ouvre une nouvelle pageLa première audience présidée au Palais royal marque donc une étape symbolique et pratique dans l’histoire récente de la justice coutumière à Boussouma.

Elle consacre la volonté du Royaume de faire fonctionner ses instances traditionnelles dans le respect de ses valeurs, de sa sagesse et de son héritage culturel, tout en contribuant aux efforts de consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso.
Avec cette première audience, les instances traditionnelles et coutumières de Boussouma entrent ainsi dans leur phase opérationnelle, ouvrant une nouvelle page dans la valorisation des mécanismes endogènes de règlement des différends.
Source : ministère de la justice
Burkina Média
