Burkina : jusqu’à 7 ans de prison pour la profanation d’un lieu de culte et 5 ans pour l’exploitation religieuse d’un mineur ou d’une personne vulnérable.

Une nouvelle disposition de la loi n°020-2026/ALP du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses prévoit des sanctions pénales contre l’exploitation des mineurs et des personnes vulnérables pour des motifs religieux.

Selon l’article 95, toute personne qui exploite un mineur ou une personne vulnérable pour des motifs religieux s’expose à une peine d’emprisonnement allant de un à cinq ans, ainsi qu’à une amende comprise entre 1 million et 5 millions de francs CFA.

Cette disposition s’inscrit dans le dispositif pénal prévu par la nouvelle législation burkinabè sur les libertés religieuses. Elle vise notamment à renforcer la protection des personnes considérées comme vulnérables face aux pratiques ou actions susceptibles de tirer profit de leur situation dans un contexte religieux.

Le texte ne se limite pas à la protection des personnes vulnérables.

D’autres dispositions prévoient également des sanctions contre les actes portant atteinte aux lieux et objets de culte.Ainsi, l’article 94 punit de trois à sept ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 à 15 millions de francs CFA toute personne qui détruit ou profane publiquement, à des fins de propagande religieuse ou de représailles fondées sur la religion, un lieu de culte, un objet cultuel ou religieux.

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Ces dispositions viennent ainsi préciser le cadre pénal applicable à certaines pratiques liées à l’exercice des libertés religieuses au Burkina Faso, avec une attention particulière portée à la protection des mineurs, des personnes vulnérables et des lieux de culte.

Burkina Média

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