Burkina Faso : les organisations religieuses soumises à de nouvelles règles de financement et de transparence.

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité poursuit la vulgarisation de la loi n°020-2026/ALP du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses. Les articles 84 à 86 du texte introduisent de nouvelles dispositions concernant le financement des organisations religieuses, avec un accent particulier sur la transparence, la traçabilité des fonds et la prévention des circuits financiers illicites.

Selon l’article 84, les ressources destinées au financement des activités religieuses et des lieux de culte doivent désormais être obtenues, détenues et utilisées conformément à la réglementation en vigueur relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

La loi impose également une nouvelle règle concernant les comptes bancaires. Toute organisation religieuse reconnue par l’État doit ouvrir et domicilier l’ensemble de ses comptes exclusivement auprès de la Banque des Dépôts du Trésor. Cette disposition vise notamment à renforcer le contrôle, la traçabilité et la sécurisation des flux financiers liés aux activités des organisations religieuses.

Lire aussi 👉 Burkina : jusqu’à 7 ans de prison pour la profanation d’un lieu de culte et 5 ans pour l’exploitation religieuse d’un mineur ou d’une personne vulnérable.

L’article 85 renforce par ailleurs les responsabilités des dirigeants des organisations religieuses. Ceux-ci sont tenus de garantir la transparence et la traçabilité des fonds utilisés dans le cadre de leurs activités. Ils doivent ainsi veiller à ce que la gestion des ressources de leurs structures respecte les exigences prévues par la législation.

La loi prévoit également des conséquences en cas de non-respect de ces dispositions. L’article 86 précise que toute violation des règles relatives au financement des organisations religieuses est sanctionnée conformément à la législation en vigueur.

À travers ces dispositions, les autorités burkinabè cherchent à instaurer un cadre plus rigoureux pour la gestion financière des organisations religieuses reconnues par l’État. Il s’agit notamment de mieux suivre l’origine et l’utilisation des ressources, de prévenir les flux financiers susceptibles de servir à des activités illicites et de renforcer la gouvernance des structures religieuses.

Ces nouvelles règles s’inscrivent dans la volonté des pouvoirs publics de faire respecter les normes nationales en matière de transparence financière et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, tout en encadrant davantage la gestion des ressources destinées aux activités religieuses.

Burkina Média

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *