Koudougou : la nouvelle centrale thermique de 25 MW s’inaugure ce lundi, une étape de plus vers la souveraineté énergétique.

Le Burkina Faso poursuit le renforcement de ses capacités de production d’électricité. À Koudougou, une nouvelle centrale thermique d’une puissance de 25 MW sera officiellement inaugurée ce lundi 10 août 2026 à 9 heures, sur son site situé au secteur 6, dans le quartier Issouka.

Dans un communiqué administratif daté du 7 août 2026, le Gouverneur de la région de Nando invite les populations de Koudougou et des localités environnantes à se mobiliser massivement pour prendre part à cette cérémonie, présentée comme une nouvelle avancée dans le domaine de l’énergie. La centrale thermique d’urgence de Koudougou est présentée comme le fruit d’un investissement d’environ 20 millions de dollars, réalisé par la société BUTEC.

L’infrastructure est composée de 28 moteurs d’une puissance d’un mégawatt chacun, pour une capacité totale annoncée de 25 MW, avec un fonctionnement au DDO. Selon le chef de projet, l’ingénieur électromécanicien Salam Ouédraogo, la centrale permettra de couvrir les besoins de la ville de Koudougou, estimés à environ 15 MW, tout en contribuant au renforcement du réseau électrique de Ouagadougou.

Le montage retenu prévoit que BUTEC assure le financement de l’infrastructure ainsi que son exploitation pendant une période de cinq ans, avant sa rétrocession à la SONABEL.

La centrale de Koudougou s’inscrit dans un programme national d’urgence portant sur la construction de sept infrastructures de production d’électricité à travers le Burkina Faso.

La centrale de Pabré, d’une puissance de 50 MW, a été inaugurée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo le 21 juillet 2026. À Bobo-Dioulasso, la centrale Bobo 2, d’une capacité de 26,4 MW, a été mise en service le 7 août 2026.

Avec Koudougou, qui doit officiellement entrer dans le dispositif ce 10 août, le Burkina Faso franchit ainsi une nouvelle étape dans le déploiement de ces capacités supplémentaires. La centrale de Kaya, d’une puissance de 25 MW, doit suivre dès le lendemain, 11 août 2026.

À terme, les centrales de Komsilga, Toécé et Donsin doivent compléter ce dispositif. L’ensemble du programme doit permettre d’apporter une capacité additionnelle globale de plus de 220 MW.

Lors de la mise en service de Bobo 2, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, avait présenté cette dynamique comme une étape majeure vers la souveraineté énergétique du Burkina Faso.

« Le Burkina Faso est en train de construire, pierre après pierre, les fondations de sa souveraineté énergétique », avait-il déclaré, estimant que cette dynamique constitue « une sorte de porte de non-retour ».

Pour le ministre, l’enjeu consiste désormais à produire davantage, transporter mieux, distribuer avec plus de fiabilité et améliorer progressivement la qualité du service public de l’électricité au profit des populations.

Le programme d’urgence se distingue également par son mode de financement. Les infrastructures sont présentées comme étant financées sans recours à des bailleurs étrangers. Cette approche s’inscrit dans la doctrine de souveraineté économique portée par la Révolution Progressiste Populaire, qui fait de l’accès à une énergie disponible et fiable un levier stratégique pour soutenir l’industrialisation, l’agriculture, les activités minières et les services publics.

L’ambition affichée ne se limite d’ailleurs pas aux seules centrales d’urgence. Lors de l’inauguration de Pabré, l’annonce de la construction d’une centrale de 120 MW à Saaba avait également été faite, avec la pose de sa première pierre.

À travers ces différents projets, le Burkina Faso entend ainsi accroître progressivement son offre nationale d’électricité et réduire les contraintes qui pèsent sur l’approvisionnement énergétique.

Avec l’inauguration de la centrale de Koudougou, le 10 août, une nouvelle capacité de production vient donc renforcer le dispositif national, dans un contexte où l’énergie est considérée comme l’un des piliers de la transformation économique et de la souveraineté du pays.

Burkina Média

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