SN CITEC : un an après la nationalisation, les résultats du premier semestre 2026 en hausse.

Un an après sa nationalisation décidée en novembre 2025 par le gouvernement burkinabè, la Société nouvelle Huilerie et Savonnerie CITEC (SN CITEC) affiche des résultats en nette progression. À l’occasion de la traditionnelle montée des couleurs du 2 septembre 2026, le directeur général, Nomandé Prosper Kola, a présenté le bilan du premier semestre 2026, marqué par une hausse de l’activité industrielle et du chiffre d’affaires.

Avant sa nationalisation, la SN CITEC faisait face à plusieurs difficultés, notamment la sous-utilisation de ses capacités de production, la vétusté de certains équipements, des tensions de trésorerie et des insuffisances en matière de gouvernance. La reprise de l’entreprise par l’État visait notamment à préserver cet outil industriel et à en faire un levier de souveraineté industrielle et alimentaire.

Au premier semestre 2026, l’huilerie a fonctionné pendant 156 jours, contre 53 jours sur la même période en 2025. La société a ainsi multiplié par près de trois sa durée d’activité. Sur cette période, elle a trituré 48 000 tonnes de graines et produit près de 8 000 tonnes d’huile raffinée, soit environ 8,4 millions de litres.

Le chiffre d’affaires s’est établi à 14,229 milliards de FCFA, soit une progression de 130 % par rapport au premier semestre 2025. Ce montant dépasse déjà les quelque 11 milliards de FCFA réalisés sur l’ensemble de l’année avant la nationalisation. Les mesures techniques et de gestion mises en œuvre auraient également permis de réaliser près de 300 millions de FCFA d’économies supplémentaires.

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La reprise en main de l’entreprise a par ailleurs permis de préserver plus de 200 emplois permanents et plus de 400 emplois occasionnels, de renforcer la gouvernance et le contrôle interne, de relancer l’approvisionnement en graines et d’améliorer les performances industrielles du site.

Pour poursuivre cette dynamique, quatre projets structurants mobilisant près de 25 milliards de FCFA sont engagés. Ils concernent notamment la modernisation de la savonnerie, pour laquelle 14 milliards de FCFA sont mobilisés par le ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que la production de beurre de karité et d’huile d’arachide, le renforcement des capacités de conditionnement des huiles et la relance de la pâte d’arachide.

Ces investissements doivent permettre à la SN CITEC de diversifier sa gamme de produits et de renforcer sa compétitivité sur les marchés national et régional.

Le directeur général a toutefois reconnu l’existence de difficultés internes. Il a notamment fait état de manquements graves imputables à une minorité de collaborateurs et susceptibles de compromettre les efforts de redressement engagés. Sans détailler les faits concernés, il a indiqué qu’ils feraient l’objet d’un traitement rigoureux, conformément aux procédures applicables, et que les mesures nécessaires seraient prises pour préserver les intérêts de la société.

Il a, dans le même temps, salué l’engagement de la majorité des travailleurs qui participent au redressement de l’entreprise.

La vision portée par la nouvelle dynamique est résumée par le directeur commercial et marketing, Adama Mien : « Produire localement, transformer localement et consommer localement : telle est notre boussole. Chaque graine transformée au Burkina Faso crée de la valeur, des emplois et de la souveraineté. »

Ainsi, au terme du premier semestre 2026, la SN CITEC présente une activité industrielle et commerciale en nette progression, tandis que de nouveaux investissements sont annoncés pour consolider son redressement et renforcer sa contribution à la transformation locale des matières premières.

Source : lefaso.net

Burkina Média

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