Burkina : 19 910 infractions relevées en un mois par la vidéoverbalisation à Ouagadougou.

La vidéoverbalisation commence à livrer ses premiers résultats à Ouagadougou. Du 1er au 31 août 2026, soit son premier mois d’exploitation, le dispositif a permis de constater 19 910 infractions routières, selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, lors d’un point consacré à la vidéoverbalisation et à l’accidentologie routière ce 4 septembre 2026.

Le non-port de la ceinture de sécurité représente à lui seul 71,31 % des infractions enregistrées. Il est suivi de l’excès de vitesse (15,36 %), du non-respect des feux tricolores (12,26 %) et de l’usage manuel du téléphone au volant (1,07 %). Au total, ces contraventions correspondent à 146,56 millions de FCFA d’amendes, mais seulement 16,01 millions de FCFA avaient été recouvrés à la date du bilan.

Lancé officiellement le 1er août 2026, le dispositif vise à moderniser le contrôle routier et à renforcer la sécurité sur les axes de la capitale. Les infractions sont détectées par les caméras, puis traitées et validées avant l’envoi d’une notification au propriétaire du véhicule concerné. Le paiement de la contravention peut notamment se faire via la plateforme FasoArzêka.

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Dès les premières heures de fonctionnement, le système avait déjà permis de relever 1 099 infractions en seulement 12 heures, selon les premières données communiquées par le ministre de la Sécurité. Celui-ci avait alors expliqué que l’objectif n’était pas simplement de multiplier les sanctions, mais de faire évoluer les comportements des usagers.

« L’objectif n’est pas de sanctionner, mais de faire fléchir la courbe des accidents », avait déclaré Mahamadou Sana, rappelant qu’au premier semestre 2026, le Burkina Faso avait enregistré plus de 11 000 accidents, près de 9 000 blessés et environ 650 décès sur ses routes.

Face au faible niveau de recouvrement des amendes après ce premier mois, le ministre a annoncé l’implication de la Brigade de recherche et d’intervention contre l’incivisme routier (BRICIR) dans le recouvrement. Cette unité devra notamment contribuer à renforcer les actions contre les comportements inciviques sur les routes.

Le premier bilan montre ainsi une forte activité du dispositif, avec près de 20 000 infractions détectées en un mois, mais également un important écart entre les amendes générées et celles effectivement recouvrées. Le ministère entend désormais s’appuyer sur le dispositif et sur la BRICIR pour améliorer le respect du Code de la route et renforcer l’efficacité du recouvrement.

Burkina Média

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