L’Assemblée législative du peuple poursuitla mise en œuvre de la loi n°020-2026/ALP du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses. Au-delà de l’encadrement de l’exercice des cultes, le texte fixe désormais des règles précises concernant la construction et l’implantation des édifices religieux sur le territoire national.
Selon l’article 24, tout édifice religieux construit en violation des règles d’urbanisme, de construction ou d’occupation du sol est considéré comme irrégulièrement bâti. Lorsqu’une telle situation est constatée, l’administration met en demeure le contrevenant, qui dispose d’un délai de trois mois pour se conformer aux règles en vigueur. Passé ce délai, les sanctions prévues par l’article 106 de la loi s’appliquent.
La loi interdit également, à travers son article 25, l’utilisation de locaux loués situés sur un terrain destiné à un autre usage comme lieu de culte permanent. Cette disposition vise à mettre fin à l’installation durable de lieux de culte dans des bâtiments ou espaces non prévus à cet effet.
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L’article 26 encadre aussi l’implantation des édifices religieux dans les services publics. Désormais, la construction de lieux de culte est interdite dans les services publics et leurs emprises, à l’exception des formations sanitaires, des établissements pénitentiaires, des casernes et camps militaires.
Ces nouvelles dispositions s’inscrivent dans le cadre de la première loi burkinabè encadrant de manière explicite les libertés religieuses. Elles visent à concilier la liberté de culte avec le respect des règles d’urbanisme, de l’ordre public et de l’organisation des espaces publics.
Burkina Média
