Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II a annoncé, dans un communiqué daté du 27 juin 2026, le démantèlement d’un important réseau présumé de proxénétisme, de racolage, de traite de personnes mineures, de pornographie infantile et de blanchiment de capitaux opérant dans la capitale burkinabè.
Selon le parquet, l’affaire remonte au 7 juin 2026, lorsque le Commissariat de police de l’Arrondissement 5 a ouvert une enquête. Les premières investigations ont permis de mettre au jour plusieurs groupes WhatsApp utilisés pour mettre en relation, contre rémunération, des hommes et des femmes en vue de relations sexuelles. Un restaurant servait également de point de rencontre, où les clients étaient invités à consommer avant d’être mis en contact avec des femmes et de jeunes filles.
L’enquête révèle que les administrateurs de ces groupes jouaient le rôle d’intermédiaires moyennant paiement. Les mêmes plateformes servaient aussi à la vente de produits illicites, tandis que des images à caractère sexuel étaient diffusées pour attirer les membres. Plusieurs personnes interpellées appartiendraient à plus de 200 groupes WhatsApp créés pour ces activités.
À ce jour, 22 personnes ont été interpellées, déférées puis poursuivies pour prostitution par racolage, proxénétisme, vente de produits illicites et blanchiment de capitaux. Toutes ont été placées sous mandat de dépôt et comparaîtront devant le Tribunal correctionnel le 1er juillet 2026. Le restaurant identifié a été placé sous scellés et plusieurs biens ont été saisis.

Le Procureur du Faso rappelle que deux précédentes affaires similaires, traitées par les Commissariats des Arrondissements 5 et 10, avaient déjà conduit à des condamnations. Face à la persistance et à l’aggravation du phénomène, le parquet affirme qu’il fera désormais preuve de la plus grande fermeté afin de lutter contre ces pratiques.
Burkina Média
