Un agent de santé d’État censé protéger les femmes enceintes s’est rendu coupable du pire des abus de confiance. Un maïeuticien a été condamné à 11 ans de prison dont 8 ans ferme pour le viol d’une patiente enceinte venue en consultation prénatale au centre de santé de Saponé. Une affaire qui soulève de profondes questions sur la sécurité des femmes dans les structures de santé au Burkina Faso.
Les faits sont d’une gravité particulière. La victime, une femme enceinte, s’était rendue à Saponé pour une consultation prénatale de routine. C’est dans ce cadre, profitant de sa position d’autorité médicale et de la vulnérabilité de sa patiente, que le maïeuticien d’État a commis son crime. Un acte d’autant plus révoltant qu’il trahit la confiance fondamentale que les patients placent dans le personnel soignant.
Le tribunal a reconnu le prévenu coupable et l’a condamné à 11 ans de prison dont 8 ans ferme, une peine particulièrement lourde qui témoigne de la sévérité de la justice burkinabè face aux violences sexuelles commises par des professionnels de santé. Cette décision s’inscrit dans une dynamique judiciaire affirmée en 2026, où plusieurs affaires de violences sexuelles commises par des personnes en position d’autorité ont été jugées avec fermeté.
Cette affaire rappelle la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des patients dans les structures de santé burkinabè, en particulier pour les femmes enceintes parmi les plus vulnérables. Elle pose également la question des dispositifs de surveillance et de signalement au sein du système de santé, pour que les consultations médicales restent ce qu’elles doivent être tel qu’un espace de soin et de sécurité, jamais de violence.
Burkina Média

A mon avis il faudrait formé bien les sages femmes à la place des maïeuticiens pour qu’elles fassent ce travail propre à elles,entre femmes il n’y aura pas ça,pour conclure les femmes sont bien placé pour faire ce travail