Burkina : accusé de viols, d’escroquerie et de menaces de mort, le « Pasteur Guillaume le Patriarche » interpellé.

Le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II a annoncé l’ouverture d’une vaste enquête judiciaire visant Moumouni Ibrahima, connu sous le nom de « Pasteur Guillaume le Patriarche », fondateur de l’église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux.

Selon le communiqué du parquet, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 30 avril 2026 par une femme l’accusant de viol, tentative de viol, escroquerie et menaces de mort. La plaignante affirme que le mis en cause se serait servi de sa qualité de guide religieux pour contraindre certaines fidèles à entretenir des relations sexuelles avec lui, en usant de subterfuges ou de menaces. Il lui est également reproché d’avoir obtenu d’importantes sommes d’argent auprès de plusieurs victimes.

À la suite de cette plainte, le parquet a saisi le Commissariat de police de l’Arrondissement 12 de Ouagadougou afin de mener une enquête approfondie portant notamment sur des présomptions de viols, tentatives de viol, outrage public à la pudeur, attentat à la pudeur, abus de faiblesse, menaces sous condition, escroquerie et blanchiment de capitaux.

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Le Procureur indique que plusieurs plaignantes, principalement des femmes fréquentant cette église, ont déjà été entendues par les enquêteurs. Moumouni Ibrahima, alias Pasteur Guillaume le Patriarche, a été interpellé et placé en garde à vue. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles autres victimes, d’entendre les témoins et de rassembler les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité.

Dans le cadre de cette procédure, l’église mise en cause a été fermée pour les besoins de l’enquête.

Le parquet invite enfin toute personne s’estimant victime ou disposant d’informations en lien avec cette affaire à se présenter au Parquet du Tribunal de grande instance Ouaga II ou au Commissariat de police de l’Arrondissement 12 afin de contribuer à l’enquête. Il rappelle que le mis en cause bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.

Burkina Média

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