États-Unis : 355 Africains expulsés dont 14 Ivoiriens et un Béninois, le Nigeria et le Liberia en tête.

Le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé le 3 juin 2026 l’expulsion de 355 ressortissants d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans le cadre d’une opération ciblant des étrangers en situation irrégulière condamnés pour diverses infractions sur le territoire américain. Une opération qui illustre une nouvelle fois la politique migratoire musclée de l’administration Trump.

La liste publiée par le DHS, accompagnée des noms et photographies des personnes concernées, révèle une forte concentration de Nigérians, 110 individus soit près d’un tiers du total, suivis de Libériens (94), Ghanéens (30) et Sénégalais (19). Le reste se répartit entre 15 Camerounais, 14 Gambiens, 14 Ivoiriens et un ressortissant béninois.

Les 355 ressortissants expulsés sont attendus dans leurs pays d’origine dans les prochains jours, via le Ghana utilisé comme point d’entrée sur le continent.

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Ce n’est pas la première fois que le Ghana joue ce rôle de hub de transit pour les expulsés africains depuis les États-Unis. Depuis 2025, Accra a accepté d’accueillir sur son sol des ressortissants ouest-africains expulsés, dans le cadre d’arrangements diplomatiques avec Washington.

L’administration Trump a multiplié les accords bilatéraux avec des pays africains, notamment l’Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale, le Cameroun, l’Ouganda, le Soudan du Sud et la RD Congo, pour y transférer des migrants expulsés, y compris des ressortissants de pays tiers dont les gouvernements refusent de les réadmettre.

Les chiffres donnent des vertiges. Les effectifs de l’ICE ont été doublés, passant de 10 000 à 22 000 agents, et le budget de l’agence est programmé à 75 milliards de dollars pour la période 2026-2029. Sur l’ensemble de l’année 2025, le DHS a officiellement enregistré plus de 440 000 expulsions, auxquelles s’ajoutent près de deux millions de départs volontaires sous pression.

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Au-delà des chiffres, cette vague d’expulsions pose une question de fond pour les gouvernements africains concernés. La réinsertion des personnes expulsées, souvent impliquées dans des affaires judiciaires, représente un défi social, économique et administratif réel. Plusieurs capitales ouest-africaines s’organisent déjà pour anticiper l’arrivée de leurs ressortissants.

La publication détaillée des identités et photographies des personnes concernées par le DHS ajoute une dimension supplémentaire à cette opération, en exposant publiquement des individus dont certains n’ont pas encore été jugés dans leurs pays d’origine.

Burkina Média

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