Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a adressé le 1er juin 2026 une correspondance officielle à tous les présidents d’institution et à l’ensemble des ministres du gouvernement, les invitant à consacrer l’usage du terme « camarade » dans les correspondances administratives, les prises de parole et les discours.
Une instruction qui s’inscrit dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) et qui vient harmoniser des pratiques déjà en cours au sein de certains services de l’État.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité directe des valeurs portées par la RPP, proclamée officiellement le 1er avril 2025 par le Capitaine Ibrahim Traoré. Dès ce jour fondateur, le président du Faso s’adressait à ses compatriotes en les appelant « camarades », en référence assumée à l’héritage révolutionnaire du Capitaine Thomas Sankara et de la Révolution Démocratique et Populaire de 1983. Le terme traduit un esprit d’égalité, de fraternité combattante et de solidarité active entre les dirigeants et le peuple.
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Depuis lors, l’usage du mot s’était progressivement répandu dans les discours officiels et les communications gouvernementales. La lettre du Premier ministre vient donc donner un cadre formel et uniforme à cette pratique, en l’étendant à l’ensemble de l’appareil d’État.
La RPP ne se limite pas aux actions sur le terrain. Elle entend également transformer en profondeur la culture administrative et le rapport entre gouvernants et gouvernés. Le lancement de son Manifeste de 52 pages le 26 avril 2026 à Ouagadougou, en présence des Premiers ministres du Mali et du Niger, avait déjà donné le ton. Ce document fondateur fixe les grandes orientations politiques, économiques et sociales du Burkina Faso nouveau, avec une ambition panafricaine portée au sein de la Confédération des États du Sahel.

L’instruction du Premier ministre demande une stricte application de ces orientations au sein de chaque institution et département ministériel. Désormais, qu’il s’agisse d’une note de service, d’un discours ou d’une allocution publique, le mot « camarade » s’impose comme le terme officiel de l’administration burkinabè.
Burkina Média
