Burkina Faso : croissance en hausse à 5,3 % et lancement de la première mine d’or industrielle 100 % étatique.

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi 9 juillet 2026 le Conseil des ministres, au cours duquel le gouvernement a adopté plusieurs décisions majeures touchant à l’économie et au secteur minier.

Le Conseil a adopté le projet de loi de règlement de l’exercice 2025. Selon la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, le Burkina Faso a enregistré un taux de croissance de 5,3 % en 2025, contre 4,8 % en 2024, malgré les défis sécuritaires et les tensions géopolitiques internationales.

La ministre a également annoncé une nette amélioration des finances publiques, avec un déficit budgétaire ramené à environ 334 milliards de FCFA, contre 856 milliards de FCFA en 2024. Le résultat comptable national atteint 72 milliards de FCFA, contre seulement 4 milliards de FCFA un an plus tôt.

Selon le gouvernement, ces performances sont soutenues par l’Offensive agro-pastorale et halieutique, les investissements réalisés dans le cadre des Initiatives présidentielles, une forte mobilisation des recettes fiscales ainsi qu’une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

Le Conseil des ministres a également accordé un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à SOPAMIB BOUBOULOU S.A., une société d’État implantée dans la commune de Yako, dans la région du Yaadga.

Selon le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, ce projet marque « le retour de l’État dans la gestion directe de ses ressources minières ».

« C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier (…) c’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même puisse devenir un acteur industriel à part entière », a déclaré le ministre.

Le projet représente plus de 32 milliards de FCFA d’investissements et sera exploité pendant plus de quinze ans. La production moyenne attendue dépasse 7 tonnes d’or, avec plus de 39 milliards de FCFA de recettes directes pour le budget national, hors dividendes.

Le gouvernement estime également que cette mine permettra la création et le maintien d’environ 1 200 emplois directs et indirects, renforçant ainsi la contribution du secteur minier au développement économique du pays.

À travers ces décisions, les autorités burkinabè affichent leur ambition de consolider la croissance économique tout en renforçant la souveraineté nationale dans l’exploitation des ressources stratégiques.

Burkina Média

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