Le gouvernement burkinabè renforce les obligations des établissements de santé en matière de prise en charge des patients. À travers une circulaire signée par le Secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebeogo, les autorités rappellent que l’accueil, le triage et la prise en charge des patients dans les services d’urgences constituent une obligation fondamentale pour toutes les structures sanitaires.
Cette décision intervient après le constat de situations où certains patients étaient refoulés ou orientés vers d’autres établissements sans avoir bénéficié d’une évaluation clinique préalable, notamment en raison du manque de lits, de la saturation des services, de l’absence de fiche de référence ou du non-respect du circuit habituel de soins.
Le ministère insiste sur le fait que la pyramide sanitaire est un cadre d’organisation des soins et non une finalité en soi. Il rappelle qu’en toutes circonstances, la protection de la vie humaine doit demeurer la priorité absolue, le jugement clinique devant toujours primer sur les considérations administratives.
La circulaire fixe plusieurs mesures obligatoires. Désormais, tout patient se présentant dans un service d’urgences doit être accueilli avec diligence, respect et sans discrimination. Aucun malade ne peut être refusé ou transféré sans une évaluation préalable par un professionnel de santé compétent. Les contraintes liées à l’indisponibilité des lits ou à la saturation des services ne peuvent justifier un refus de soins ni des premiers gestes de stabilisation.
Le texte précise également que lorsqu’un transfert vers une autre structure est nécessaire, celui-ci doit intervenir, dans la mesure du possible, après stabilisation de l’état du patient, être préparé et sécurisé, avec transmission des informations médicales indispensables afin d’assurer la continuité des soins.
Par ailleurs, le ministère rappelle qu’aucun patient présentant une urgence médicale ou chirurgicale ne doit se voir refuser une prise en charge initiale au seul motif qu’il ne dispose pas d’une fiche de référence ou qu’il n’a pas suivi le circuit normal de la pyramide sanitaire.


Enfin, les responsables des établissements de santé sont instruits de veiller à l’application stricte de ces nouvelles dispositions, qui visent à garantir un accès équitable et rapide aux soins d’urgence sur l’ensemble du territoire national.
Burkina Média
