Burkina Faso : le gouvernement adopte un nouveau Code de santé animale pour renforcer la souveraineté sanitaire.

Le gouvernement a adopté, mercredi 13 mai 2026 en Conseil des ministres à Ouagadougou, un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.

Présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a examiné cette réforme présentée comme une étape importante pour renforcer la souveraineté sanitaire du pays et moderniser le cadre juridique du secteur de l’élevage.

Une réforme pour corriger les insuffisances de la loi de 2017

Selon le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, ce nouveau texte vise à adapter la législation aux réalités actuelles du secteur.

« Il s’agit de corriger les insuffisances constatées après près d’une décennie d’application et adapter le cadre juridique aux nouveaux défis du secteur de l’élevage », a expliqué le ministre.

Les autorités évoquent notamment des difficultés liées à la médecine et à la pharmacie vétérinaires, des problèmes d’approvisionnement en médicaments stratégiques ainsi qu’une prise en charge insuffisante des nouvelles problématiques sanitaires.

Le nouveau Code prévoit plusieurs innovations majeures destinées à renforcer le contrôle sanitaire et améliorer la gestion des questions vétérinaires au Burkina Faso. Parmi les principales mesures annoncées figurent :

  • la reconnaissance du statut de vétérinaire officiel ;
  • l’intégration de nouvelles thématiques comme la résistance antimicrobienne, l’approche « One Health » et le bien-être animal ;
  • l’encadrement de la médecine vétérinaire traditionnelle ;
  • la sécurisation de l’emploi vétérinaire ;
  • ainsi que le monopole de l’État sur les médicaments vétérinaires stratégiques.

Pour le ministre Amadou Dicko, cette réforme doit permettre au Burkina Faso de mieux prévenir et combattre les maladies animales tout en renforçant la sécurité sanitaire.

« L’adoption de ce code permettra au Burkina Faso de disposer d’un texte qui garantit la santé animale, la lutte contre les maladies zoonotiques et l’approvisionnement en médicaments sécurisés », a-t-il affirmé.

Le gouvernement estime également que cette réforme contribuera à renforcer la sécurité alimentaire et la souveraineté sanitaire vétérinaire du pays dans le cadre de la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Burkina Média

Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso.

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