L’Assemblée législative de transition du Burkina a adopté, ce mardi 12 mai 2026 à Ouagadougou, quatre projets de loi autorisant la ratification des protocoles additionnels au traité portant création de la Confédération des États du Sahel (AES).
Les textes, signés le 23 décembre 2025 à Bamako, portent sur :
- la coordination de l’action diplomatique ;
- la coordination des actions de développement ;
- la défense et la sécurité ;
- ainsi que les sessions confédérales des Parlements.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, le protocole relatif à la coordination de l’action diplomatique prévoit l’harmonisation des positions des États membres de l’AES sur plusieurs questions internationales d’intérêt commun.
Le texte prévoit également une meilleure coordination au sein des organisations internationales, l’assistance diplomatique et consulaire entre États membres, ainsi qu’un renforcement de la coopération diplomatique entre les pays de la Confédération.
« Il s’agit de parler d’une seule voix sur plusieurs sujets stratégiques pour les États de l’AES », a expliqué le ministre Karamoko Jean Marie Traoré.

Le protocole relatif à la coordination des actions de développement ambitionne, quant à lui, d’harmoniser plusieurs politiques nationales. Le texte prévoit notamment :
- la création d’un marché commun confédéral ;
- e renforcement de la souveraineté alimentaire et énergétique ;
- la convergence des performances macroéconomiques ;
- ainsi que des concertations sur les accords commerciaux et les projets énergétiques transfrontaliers.
Les États membres souhaitent également renforcer leur coopération dans les domaines agricoles, sociaux et économiques.
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Le protocole relatif à la défense et à la sécurité met l’accent sur la mutualisation des moyens militaires et le renforcement de l’assistance entre les États membres. Le texte prévoit notamment :une architecture de sécurité collective , l’assistance mutuelle en cas de menace et la coordination des stratégies de défense au sein de l’espace confédéral.
Le principe central du protocole stipule que toute atteinte à l’intégrité territoriale d’un État membre sera désormais considérée comme une agression contre l’ensemble des États de la Confédération.

Avant leur adoption en séance plénière, les projets de loi ont été examinés par plusieurs commissions parlementaires, notamment :
- la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS) ;
- la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) ;
- la Commission du développement durable (CDD) ;
- et la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire (CGSASH).
Toutes ont émis des avis favorables à l’adoption des textes.
Le Parlement burkinabè entend à travers ces textes, réaffirmer son engagement en faveur du renforcement de l’intégration diplomatique, sécuritaire, économique et politique au sein de la Confédération des États du Sahel.
Burkina Média
