Mali : le président malien Assimi Goïta gracie le Français Yann Vézilier.

Le président malien Assimi Goïta a accordé, ce jeudi 13 août 2026, une grâce présidentielle au ressortissant français Yann Christian Bernard Vézilier, condamné en juin dernier à 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État. La décision a été annoncée par le gouvernement malien dans un communiqué diffusé sur les antennes de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM).

La mesure intervient après près d’un an de détention de Yann Vézilier, arrêté à Bamako en août 2025 dans une affaire de présumée tentative de déstabilisation des institutions maliennes.

Les autorités maliennes précisent que la grâce présidentielle ne constitue pas un acquittement et ne remet pas en cause la condamnation prononcée par la justice malienne à l’issue du procès. Il s’agit d’une mesure de clémence relevant des prérogatives du chef de l’État. La décision est toutefois assortie de l’éloignement immédiat de Yann Vézilier du territoire malien.

Le 5 juin 2026, le ressortissant français avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, assortis d’une amende de 3,6 millions de francs CFA et d’une interdiction de séjour de 20 ans au Mali.

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Yann Vézilier avait été arrêté le 14 août 2025 par les services de renseignement maliens. Les autorités maliennes l’accusaient d’avoir participé à une entreprise visant à déstabiliser les institutions du pays, aux côtés de plusieurs militaires et hauts gradés maliens.

Les autorités maliennes l’avaient également présenté comme un agent agissant pour le compte des services de renseignement français. Paris avait rejeté ces accusations et réclamé sa libération.

Yann Vézilier était par ailleurs accrédité auprès de l’ambassade de France à Bamako. Il était également présenté comme un officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Dans son communiqué, le gouvernement malien a salué les bons offices d’un pays frère, sans révéler son identité, pour avoir contribué à l’aboutissement de la décision présidentielle. Cette médiation aurait été menée dans la discrétion et dans le respect de la souveraineté du Mali.

Des informations rapportées par plusieurs médias font notamment état d’un rôle joué par le Maroc dans les discussions diplomatiques. Le Qatar, les Émirats arabes unis et le Ghana auraient également tenté, à différents moments, d’intercéder en faveur du ressortissant français.

À travers cette grâce, les autorités maliennes mettent en avant les valeurs de paix, de dialogue, de pardon et d’hospitalité, tout en réaffirmant leur attachement à l’indépendance de la justice et au respect de l’État de droit.

Cette décision pourrait contribuer à apaiser l’un des dossiers ayant alimenté les tensions entre les deux pays.

Ainsi, Yann Vézilier bénéficie désormais d’une mesure de clémence du président malien Assimi Goïta. Sa grâce ne signifie toutefois pas l’annulation de sa condamnation : il doit quitter immédiatement le territoire malien.

Burkina Média

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