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Santé – Un an après la réduction du prix de l’IRM, l’accès aux examens spécialisés passe de 295 à 3 916 au Burkina.

Le prix de l’Imagerie par résonance magnétique (IRM) a été réduit de 60 % dans les structures publiques de santé au Burkina Faso, passant de 100 000 à 40 000 FCFA depuis avril 2024. Une baisse qui semble avoir largement facilité l’accès des populations à cet examen spécialisé.

L’IRM est une technique d’imagerie médicale qui utilise un champ magnétique et des ondes radio pour produire des images détaillées de l’intérieur du corps. Contrairement au scanner, elle n’utilise pas de rayons X. Elle permet notamment aux médecins d’observer avec précision le cerveau, la colonne vertébrale, les articulations, les muscles et plusieurs organes.

Son principal intérêt est d’aider les professionnels de santé à confirmer ou écarter certaines maladies, identifier l’origine de symptômes et mieux orienter la prise en charge des patients. Dans certains cas, l’examen permet ainsi d’obtenir des informations difficiles à voir avec d’autres techniques d’imagerie.

Les chiffres publiés par le ministère de la Santé montrent une nette progression du recours à cet examen. 295 IRM ont été réalisées en 2024, contre 3 916 en 2025. Au premier semestre 2026, 2 084 examens avaient déjà été effectués.

La progression est particulièrement spectaculaire entre 2024 et 2025. Le nombre d’examens a été multiplié par plus de 13. Et avec les 2 084 examens enregistrés sur les six premiers mois de 2026, le niveau atteint en 2025 pourrait être dépassé avant la fin de l’année.

Derrière cette hausse, il y a notamment la baisse du coût pour les patients. Avec un tarif passé de 100 000 à 40 000 FCFA, l’examen est devenu plus accessible à des personnes qui pouvaient auparavant renoncer ou retarder leur prise en charge en raison de son prix.

Cette évolution s’accompagne également d’un renforcement du plateau technique dans plusieurs établissements hospitaliers. De nouveaux équipements d’imagerie ont notamment été installés dans des centres de santé, dont le CHU Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso.

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Mais cette démocratisation de l’IRM apporte aussi son lot de défis. L’augmentation de la demande nécessite des équipements disponibles, régulièrement entretenus, mais également suffisamment de personnels qualifiés pour réaliser les examens et interpréter les images. Pour les autorités sanitaires, la réduction du tarif de l’IRM s’inscrit dans une démarche visant à réduire les barrières financières à l’accès aux soins spécialisés.

De 100 000 à 40 000 FCFA, la baisse est de 60 %. Et derrière les milliers d’examens supplémentaires, ce sont surtout des patients qui peuvent désormais accéder plus facilement à un outil essentiel au diagnostic et à leur prise en charge.

Une économie de plus de 586 millions de FCFA pour les patients du CHU-YO

La baisse des tarifs des examens de scanner et d’imagerie par résonance magnétique (IRM) a eu un impact direct sur les dépenses des patients du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO). En 2025, ces derniers ont économisé plus de 586 millions de FCFA, selon le directeur général de l’hôpital, Ousmane Néré.

Cette économie résulte de la réduction des tarifs décidée par les autorités sanitaires afin de rendre les examens spécialisés plus accessibles. Pour de nombreux patients, le coût de ces examens constituait auparavant une importante charge financière, particulièrement lorsqu’ils devaient être réalisés dans le cadre d’une prise en charge médicale nécessitant plusieurs examens.

La mesure a ainsi permis de réduire le montant directement supporté par les patients tout en favorisant le recours aux examens d’imagerie. Elle s’inscrit dans la politique de réduction des barrières financières à l’accès aux soins engagée par le gouvernement.

Au-delà de l’économie réalisée par les usagers, cette baisse des tarifs traduit donc une volonté de rapprocher davantage les examens spécialisés des populations. Le cas du CHU-YO donne une idée concrète de l’impact financier de cette politique : plus d’un demi-milliard de FCFA qui n’a pas été payé par les patients en 2025.

Source : ministère de la santé

Burkina Média

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