Plusieurs personnes se présentant comme des défenseurs des religions traditionnelles ont été interpellées après la diffusion d’une vidéo dans laquelle elles appelaient à se débarrasser des églises et des mosquées.
L’information a été rapportée le 13 octobre 2026 par l’Agence d’information du Burkina (AIB).
Selon l’agence, les personnes interpellées devraient d’abord effectuer des travaux d’intérêt commun hors de Ouagadougou, avant de répondre de leurs actes devant la loi. Les autorités entendent ainsi donner une suite à des propos visant des lieux de culte, dans un contexte où la préservation de la coexistence entre les communautés religieuses demeure un enjeu important.
La liberté religieuse protégée par la loi
La législation burkinabè garantit à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle interdit également les discriminations fondées sur la religion et prévoit des sanctions contre les discours de haine, pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, selon les dispositions applicables rappelées par l’AIB.
À ce stade, les informations disponibles ne précisent ni l’identité des personnes interpellées ni les chefs d’accusation éventuellement retenus contre elles. L’AIB indique que des informations complémentaires pourraient suivre. L’affaire remet au centre du débat la question du respect de la liberté de conscience et de la protection des lieux de culte, quelle que soit la confession concernée.
Burkina Média
