Ligue de la Souveraineté : près de 1 000 emplois sportifs annoncés, avec un minimum de 200 000 FCFA par mois.

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présenté le 12 octobre 2026 les grandes orientations de la Ligue de la Souveraineté, une nouvelle compétition de football destinée à renforcer la pratique sportive dans les régions et à favoriser l’émergence de talents locaux. Le projet ambitionne de créer près de 1 000 emplois directs, avec une rémunération minimale annoncée de 200 000 FCFA par mois pour les athlètes retenus.

Une compétition organisée autour des régions

La Ligue de la Souveraineté s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive. Le Conseil des ministres avait adopté le 8 octobre le principe de ce championnat, qui vise notamment à déconcentrer les investissements sportifs et à mieux répartir l’offre de football de haut niveau sur le territoire national. Le dispositif prévoit 20 équipes, selon la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara. Le schéma annoncé prévoit une équipe par région, avec trois équipes pour le Kadiogo et deux pour le Guiriko.

Les gouverneurs au cœur du dispositif

Les gouverneurs de région doivent jouer un rôle central dans la coordination du projet, notamment pour la sélection des joueurs et l’encadrement des équipes. L’ambition affichée est de donner davantage de place aux talents locaux, au lieu de concentrer l’élite sportive dans les principaux centres urbains.

Le projet prévoit également une médiatisation renforcée de la compétition. Pour son financement, le Président du Faso a évoqué une contribution du secteur privé local, présentée comme volontaire, mais appelée à être mobilisée dans chaque région.

Un cadre pour la jeunesse et l’emploi

Au-delà de l’organisation d’un championnat, les autorités présentent la Ligue comme un moyen de professionnaliser davantage la pratique sportive et d’offrir des perspectives aux jeunes. Le projet entend aussi faire du sport un levier d’encadrement de la jeunesse et de cohésion nationale.

Le montant minimal de 200 000 FCFA par mois annoncé pour les athlètes retenus constitue l’un des principaux engagements du dispositif. Les modalités précises de recrutement, les conditions de rémunération et le calendrier de démarrage devront toutefois permettre d’apprécier concrètement la mise en œuvre de cette ambition.

La Ligue de la Souveraineté entre ainsi dans la phase de structuration, avec un double défi : installer une compétition régionale durable et transformer les engagements annoncés en emplois sportifs effectifs.

Burkina Média

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