Journée internationale de protection de la couche d’ozone : le Burkina Faso mise sur l’efficacité énergétique et le refroidissement durable.

Le Burkina Faso se joint, ce 16 septembre 2026, à la communauté internationale pour commémorer la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone. Cette journée constitue une occasion de mesurer les progrès réalisés et de renouveler l’engagement en faveur d’un développement conciliant protection de l’environnement, efficacité énergétique et lutte contre le changement climatique.

Engagé depuis plusieurs décennies dans cette dynamique, le Burkina Faso a ratifié la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone le 30 mars 1989, puis le Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone le 20 juillet de la même année. Le pays a également ratifié l’ensemble des amendements au Protocole, dont l’amendement de Kigali, adopté en 2016 et ratifié le 26 juillet 2018.

Pour l’édition 2026, la commémoration se tient autour du thème : « Une action mondiale pour une planète plus fraîche – Célébrer 10 ans de refroidissement durable dans le cadre de l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal ».

Grâce à l’engagement collectif des États, la production et la consommation de nombreuses substances appauvrissant la couche d’ozone ont progressivement été réduites ou éliminées, contribuant au rétablissement de la couche d’ozone. La mise en œuvre de l’amendement de Kigali, qui prévoit une réduction progressive de la production et de la consommation des hydrofluorocarbures (HFC), pourrait ainsi éviter jusqu’à 0,5 °C de réchauffement mondial d’ici à 2100.

Au niveau national, cette ambition se traduit par une volonté politique et par plusieurs actions institutionnelles. Le Bureau national ozone, désormais érigé en direction technique, bénéficie d’un ancrage institutionnel renforcé. Cette évolution doit permettre de consolider la coordination et le suivi de la mise en œuvre des conventions et protocoles internationaux, tout en intégrant davantage les enjeux liés à l’efficacité énergétique et au changement climatique dans les secteurs du froid et de la climatisation.

Au Burkina Faso, la maîtrise de l’énergie constitue également un enjeu important pour l’atteinte des objectifs de souveraineté alimentaire.

Dans cette perspective, le département en charge de l’Agriculture travaille avec ses partenaires au développement de technologies moins énergivores pour la conservation des aliments et l’amélioration du bien-être des populations.

Plusieurs actions ont ainsi été engagées, notamment :

  • la réhabilitation de 440 m³ de chambres froides au profit de l’Agence Faso Abattoirs ;
  • l’installation de deux chambres froides de 59 m³ chacune et d’une machine à glace au marché Rood-Woko, alimentées presque entièrement par l’énergie solaire et permettant des économies d’électricité pouvant atteindre 99 % ;
  • l’installation de climatiseurs à haute efficacité énergétique dans des bâtiments administratifs, avec une réduction de plus de 55 % de la consommation d’énergie ;
  • le renforcement, par le Bureau national ozone, du contrôle de la qualité des réfrigérants commercialisés sur le territoire national, afin d’en garantir la conformité, de prévenir la circulation de produits de mauvaise qualité et d’assurer la sécurité des professionnels et des usagers ;
  • l’équipement des centres de formation technique et professionnelle afin de promouvoir des technologies de réfrigération et de climatisation plus performantes, sûres et respectueuses de l’environnement ;
  • la mise en place d’un système national de certification des techniciens du secteur, destiné à professionnaliser davantage les acteurs et à renforcer leur contribution à la conservation des aliments.

Pour l’édition 2026, les activités commémoratives, prévues du 16 au 19 septembre, permettront de consolider ces différentes actions. Elles comprennent notamment des journées portes ouvertes au Bureau national ozone, au cours desquelles les visiteurs pourront découvrir des technologies de réfrigération et de climatisation à haute efficacité énergétique et à faible impact climatique.

Un contrôle gratuit de la qualité des réfrigérants utilisés dans les systèmes de climatisation automobile est également prévu, ainsi que le contrôle des réfrigérants commercialisés sur le marché national. Une conférence sectorielle sera par ailleurs organisée au profit des promoteurs et responsables de supermarchés sur l’efficacité énergétique des équipements de froid et de climatisation.

À l’occasion de cette journée, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques invite chaque citoyenne et chaque citoyen à adopter des pratiques responsables dans le choix, l’utilisation et l’entretien des équipements de froid et de climatisation.

Protéger la couche d’ozone, c’est protéger notre santé. Améliorer l’efficacité énergétique, c’est mieux vivre tout en réduisant nos dépenses.Bonne commémoration de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone à toutes et à tous. La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Burkina Média

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