Dans le cadre de la 8e édition de la Journée Nationale de l’Arbre (JNA), les autorités burkinabè appellent chaque citoyen, de l’intérieur comme de la diaspora, à planter un arbre le 20 juin 2026 dans le cadre de l’initiative baptisée « L’heure patriotique pour reverdir le Faso ». L’objectif est de mettre en terre 5 millions de plants en 60 minutes chrono.
Instituée en 2018 par le gouvernement burkinabè, la JNA est devenue un rendez-vous annuel incontournable de la mobilisation citoyenne pour l’environnement. Chaque édition fixe des objectifs ambitieux de reboisement sur l’ensemble du territoire national. La 7e édition, tenue le 21 juin 2025 à Manga dans la région du Centre-Sud, avait déjà lancé ce même défi des 5 millions d’arbres en une heure, représentant 25% de l’objectif global de 20 millions de plants fixé pour la campagne nationale de reforestation.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré avait alors insisté sur l’essentiel :
« Ces 20 millions de plantes doivent être entretenues pour survivre et satisfaire à nos attentes. »
Ce message clair sur la nécessité d’aller au-delà du geste symbolique pour s’engager dans un suivi durable.

Derrière la mobilisation festive se cache une réalité alarmante. Le Burkina Faso perd chaque année environ 83 000 hectares de forêts sous l’effet conjugué de la déforestation, de la désertification et des pressions humaines croissantes. Une dégradation qui menace directement la sécurité alimentaire, les ressources en eau et la résilience climatique des communautés rurales.
Face à ce constat, Dr Boureima Kouanda, président du comité national d’organisation de la JNA, a rappelé l’esprit de l’initiative :
« Les plus hautes autorités appellent tous les citoyens burkinabè, que vous soyez de l’intérieur ou de l’extérieur, à contribuer pour que nous puissions avoir en une heure 5 millions de plants mis en terre. »
La force de la JNA réside dans son caractère universel. Chaque Burkinabè, où qu’il se trouve dans le monde, est invité à participer à cet élan collectif. L’édition 2025 avait vu une mobilisation remarquable, des ministères aux écoles, en passant par les forces armées et les communautés villageoises. Le ministère de la Défense avait notamment planté plus de 600 arbres dans l’enceinte de son siège à Ouagadougou, affirmant ainsi le rôle de l’institution militaire dans la protection de l’environnement, au-delà de sa mission première.
Burkina Média
