Le financement de la première phase de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso est désormais assuré. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a confirmé que les 200 milliards de FCFA inscrits dans la loi de finances 2026 pour ce projet ont été entièrement mobilisés et versés au Trésor public au 30 juin 2026.
Cette annonce constitue une étape majeure pour la réalisation de la première autoroute du Burkina Faso et conforte la volonté du gouvernement de financer ce projet stratégique sur ressources propres.
Cette mobilisation concrétise un engagement pris par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, lors du lancement officiel des travaux de l’autoroute à Yimdi, le 16 décembre 2025. À cette occasion, il avait instruit le ministre chargé des Finances de prévoir, dès 2026, au moins 200 milliards de FCFA pour le démarrage effectif du chantier. Six mois plus tard, cette instruction a été traduite en réalité budgétaire.
Longue de 332 kilomètres, l’autoroute reliera Ouagadougou à Bobo-Dioulasso à travers une infrastructure moderne de 2×4 voies, équipée d’échangeurs, d’ouvrages d’art et répondant aux standards internationaux. Le projet est porté par l’Initiative présidentielle Faso Mêbo et sera financé sans recours à des bailleurs de fonds étrangers, conformément à l’orientation du gouvernement en faveur d’une plus grande souveraineté financière.
Les 200 milliards de FCFA mobilisés en 2026 représentent la première tranche d’un investissement pluriannuel nécessaire à la réalisation complète de cette infrastructure, dont le coût global est largement supérieur. Lors du lancement des travaux, le Chef de l’État avait d’ailleurs insisté sur la nécessité d’avancer à un rythme soutenu, avec des travaux menés 24 heures sur 24, afin de réduire les délais de réalisation.
Au-delà de la liaison entre les deux principales villes du pays, cette autoroute s’inscrit dans une vision plus ambitieuse de modernisation des infrastructures routières nationales. Le gouvernement entend progressivement relier les différents chefs-lieux de régions par des voies rapides. C’est dans cette logique que le projet Koudougou-Yako, initialement conçu comme une route classique, a été reconfiguré en autoroute 2×2 voies pour s’intégrer au futur réseau autoroutier national.
Sur le plan économique, cette infrastructure devrait améliorer la fluidité du transport des personnes et des marchandises, réduire les coûts logistiques et renforcer l’attractivité du Burkina Faso. En facilitant les échanges avec les ports d’Abidjan, de Lomé, de Tema et de Cotonou, elle contribuera également à consolider la position du pays comme un important carrefour commercial au sein de la sous-région ouest-africaine.
Burkina Média
