Burkina : les communautés religieuses sans mécanisme de contrôle des prêches ou de suivi des apprenants s’exposent désormais à la suspension, voire à la dissolution.

L’encadrement des organisations religieuses se renforce au Burkina Faso. Avec la loi n°020-2026/ALP du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses, le législateur introduit de nouvelles obligations visant à mieux organiser les communautés religieuses, à encadrer les prédications et à assurer le suivi des personnes formées au sein des structures confessionnelles.

Les articles 103, 104 et 105 de cette loi prévoient des sanctions administratives contre les communautés ou faîtières religieuses qui ne respecteraient pas certaines exigences.

Ainsi, l’article 103 dispose que toute communauté religieuse qui ne met pas en place, en son sein, un organe de contrôle a priori des prédications s’expose, sans préjudice des sanctions pénales et civiles, à une suspension temporaire ou à la dissolution de sa structure par l’autorité compétente.

De son côté, l’article 104 impose aux faîtières religieuses de disposer d’un organe de contrôle a posteriori des prédications. En l’absence d’un tel mécanisme, elles encourent également une suspension temporaire ou une dissolution.Enfin, l’article 105 prévoit que toute communauté ou faîtière religieuse qui ne met pas en place un mécanisme de suivi des apprenants religieux peut également faire l’objet d’une suspension temporaire ou d’une dissolution, toujours sans préjudice des sanctions pénales et civiles.

Ces nouvelles dispositions traduisent la volonté des autorités de renforcer la gouvernance des organisations religieuses, de prévenir les dérives dans les enseignements et les prêches, et de mieux encadrer la formation religieuse.

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Cette réforme s’inscrit dans un ensemble plus large de mesures prévues par la nouvelle loi sur les libertés religieuses, qui introduit également des dispositions relatives à l’ouverture des lieux de culte, à la lutte contre les discours haineux, au respect des règles en matière de nuisances sonores et aux conditions pouvant conduire à la fermeture ou à la démolition d’édifices religieux dans les cas prévus par la loi.

Désormais, les communautés et faîtières religieuses sont appelées à mettre en place des mécanismes internes de contrôle et de suivi afin de se conformer aux nouvelles exigences légales et d’éviter les sanctions prévues par le texte.

Burkina Média

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