La vidéoverbalisation est officiellement entrée en vigueur à Ouagadougou depuis le 1er août 2026. Si le dispositif marque une nouvelle étape dans la modernisation du contrôle routier, il ne s’applique, pour l’instant, qu’aux véhicules automobiles.
Invité de l’émission 7 Info sur BF1, le Commissaire principal de police Zakaria Hebié, Directeur général des Transmissions et de l’Informatique, a précisé que le système de vidéoverbalisation concerne actuellement uniquement les voitures. Les motocyclettes ne sont donc pas encore prises en compte par ce dispositif automatisé.
Grâce aux caméras de vidéosurveillance installées dans la capitale, plusieurs infractions sont désormais détectées et enregistrées automatiquement, notamment le non-respect des feux tricolores, l’utilisation du téléphone tenu en main au volant, le non-port de la ceinture de sécurité et les excès de vitesse. Les propriétaires des véhicules concernés reçoivent ensuite un SMS contenant les références de la contravention ainsi qu’un lien permettant de régler l’amende.
Cette précision suscite déjà de nombreuses réactions chez les usagers de la route. Plusieurs estiment que les motocyclettes, très nombreuses à Ouagadougou et souvent impliquées dans des comportements dangereux en circulation, devraient également être intégrées au dispositif afin de renforcer l’efficacité de la lutte contre les infractions routières.
Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée par les autorités concernant une éventuelle extension de la vidéoverbalisation aux motos. Les services compétents poursuivent néanmoins le déploiement progressif de ce système, présenté comme un outil destiné à améliorer la sécurité routière et à encourager le respect du Code de la route.
Burkina Média
