Le gouvernement burkinabè a adopté, ce jeudi 23 juillet 2026 en Conseil des ministres, plusieurs décisions majeures visant à soutenir l’économie nationale et à réformer le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP).
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi rectificative de la loi de finances 2026. Selon la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, cette révision est rendue possible grâce aux bonnes performances enregistrées dans la mobilisation des recettes publiques au cours du premier semestre, notamment par les services des Douanes et des Impôts.
Les recettes budgétaires passent ainsi de 3 400 milliards à 3 700 milliards de FCFA, tandis que les dépenses augmentent de 3 900 milliards à 4 200 milliards de FCFA. L’épargne budgétaire progresse de 600 milliards à 900 milliards de FCFA, avec un déficit maintenu à 2,6 % du Produit intérieur brut (PIB).
Le gouvernement entend utiliser ces ressources supplémentaires pour renforcer l’offensive agropastorale et halieutique, ainsi que les capacités des entreprises évoluant dans ce secteur, considéré comme stratégique pour la souveraineté alimentaire et le développement économique du pays.

Le Conseil des ministres a également adopté un décret portant réglementation des activités des laboratoires du bâtiment et des travaux publics. Cette réforme met fin au monopole du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) sur une partie des opérations de contrôle qualité.
Désormais, les laboratoires privés agréés pourront réaliser les essais sur les matériaux de construction, les prestations de géotechnique routière de niveau 1 ainsi que les études de sols et de fondations.
Selon le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, cette décision répond à la forte croissance des chantiers observée depuis plusieurs années et à la nécessité d’accroître les capacités nationales de contrôle tout en favorisant l’investissement privé.

Le gouvernement précise toutefois que le LNBTP conserve l’exclusivité des contrôles stratégiques, notamment ceux relatifs à la garantie décennale des ouvrages, et continuera d’assurer le leadership technique dans le secteur.
À travers ces deux décisions, l’exécutif entend à la fois consolider les performances économiques du Burkina Faso, soutenir le développement du secteur agropastoral et moderniser le contrôle qualité des infrastructures afin d’accompagner la dynamique de construction engagée à l’échelle nationale.
Burkina Média
