Niger : 2 900 ONG suspendues dans une vaste opération d’“assainissement”.

Le gouvernement du Niger a décidé de mettre fin aux activités de plusieurs Organismes. 2 900 organisations non gouvernementales(ONG) et agences de développement ont vu leurs activités suspendues, sur un total d’environ 4 700 structures enregistrées, selon le ministre de l’Intérieur.

Les autorités nigériennes expliquent cette mesure par un besoin de remettre de l’ordre dans le secteur associatif. Plusieurs ONG sont accusées de ne pas respecter leurs obligations, notamment :

  • l’absence de publication des états financiers,
  • le manque de transparence dans la gestion,
  • et le non-respect des procédures administratives.

Depuis 2024 déjà, certaines organisations locales et internationales avaient été interdites d’exercer pour ces mêmes raisons.

Les autorités accusent régulièrement certaines ONG de manquer de transparence, voire d’entretenir des liens indirects avec des groupes armés opérant dans le pays. Des accusations graves qui renforcent la volonté de contrôle de l’État sur ces structures.

« Nous avions 4 700 ONG. Aujourd’hui, nous en avons 1 800 », a déclaré le ministre de l’Intérieur, le général Mohamed Toumba, à la télévision nationale.

Cette réduction drastique traduit une volonté de restructurer en profondeur le paysage des ONG au Niger.

Selon les données officielles, les ONG et associations ont mobilisé plus de 250 milliards FCFA en 2024. Un volume financier jugé considérable, que les autorités souhaitent désormais mieux encadrer et aligner sur les priorités nationales de développement.

Le gouvernement indique que des missions plus précises seront désormais assignées aux organisations autorisées à opérer. L’objectif de cette opération est de faire en sorte que leurs actions contribuent directement aux politiques publiques, notamment dans les domaines humanitaire, sécuritaire et de développement.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique de reprise en main des secteurs stratégiques par les autorités nigériennes, dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires persistants.

Burkina Média

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