Justice : Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré libérés sous caution de 20 millions FCFA chacun.

L’ancien ministre de l’Éducation nationale, Wendkouni Joël Lionel Bilgo, et son co-prévenu, Vincent de Paul Kaboré, ont bénéficié d’une liberté provisoire sous caution ce mercredi 14 octobre 2026, selon une information rapportée par L’Express du Faso. Chacun des deux prévenus aurait versé une caution de 20 millions de FCFA, soit un montant total de 40 millions de FCFA.

Cette mesure intervient dans une affaire judiciaire liée aux activités de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), dont Lionel Bilgo est présenté comme le gérant et Vincent de Paul Kaboré comme le directeur exécutif. Les deux hommes avaient été placés sous mandat de dépôt le 28 août 2026 à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso.

Des poursuites liées aux activités foncières et immobilières

Les deux prévenus sont poursuivis pour des faits présumés d’exercice illégal d’activités de promotion immobilière, de publicité d’activités immobilières sans autorisation préalable et de blanchiment de capitaux. Le dossier porte notamment sur des opérations foncières à Léguéma et à Lôgofourousso, dans la région de Bobo-Dioulasso.

L’enquête avait été ouverte après des signalements concernant des ventes de parcelles nues et des publicités relatives à ces opérations, réalisées sans les autorisations requises. Au cours de la procédure, le volet relatif au blanchiment de capitaux a été ajouté aux poursuites, entraînant le transfert du dossier devant le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso.

Une procédure marquée par plusieurs renvois

La demande de liberté provisoire des deux prévenus avait été rejetée lors d’une audience tenue le 21 septembre 2026. À cette occasion, le ministère public s’était opposé à leur remise en liberté, estimant notamment que les garanties présentées ne suffisaient pas à écarter certains risques liés à la procédure. Le tribunal avait alors renvoyé l’affaire au 5 octobre.

Le 5 octobre, le Pôle ECOFI a de nouveau renvoyé le dossier au 19 octobre 2026, dans l’attente d’une décision de la Cour d’appel sur deux recours introduits par la défense.

L’annonce de la liberté provisoire sous caution, rapportée le 14 octobre par L’Express du Faso, constitue donc un nouveau développement dans cette affaire. Les éléments consultés ne permettent toutefois pas de préciser quelle juridiction a ordonné cette mesure ni les éventuelles conditions supplémentaires qui l’accompagnent. La mise en liberté provisoire ne vaut pas acquittement : la procédure judiciaire suit son cours et les faits reprochés aux deux prévenus restent à examiner par la justice.

Source : L’Express du Faso.

Burkina Média

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