Burkina : l’UGEB, le syndicat étudiant le plus ancien du Burkina Faso suspendu pour apologie du terrorisme.

Le Ministre d’État en charge de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, Magistrat et Officier de l’Ordre de l’Étalon, a signé un arrêté portant suspension de l’Union Générale des Étudiants du Burkina (UGEB). La décision, datée du 26 mai 2026 et portant le numéro 2026-0108/MATM/SG/DGAT/DSOAP, est motivée par des faits d’apologie du terrorisme.

Créée le 27 juillet 1960 à Ouagadougou, l’UGEB est la principale organisation estudiantine à caractère syndical du Burkina Faso. Reconnue officiellement sous le récépissé numéro N3922 du 30 novembre 2018, elle compte parmi les voix les plus connues du monde universitaire burkinabè. Sa suspension pour une durée de trois mois renouvelable constitue donc un tournant majeur dans l’histoire du mouvement étudiant du pays.

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La décision s’appuie sur plusieurs textes en vigueur, notamment la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association au Burkina Faso et le décret n°2026-0330/PF/PRIM/MATM du 24 mars 2026 portant organisation du ministère de l’Administration Territoriale. Pendant la durée de la suspension, les activités de l’organisation sont gelées. Seul le Secrétaire Général du ministère est chargé de l’exécution de l’arrêté.

À ce jour, les autorités ont suspendu au total 811 associations pour non-renouvellement de leurs instances dirigeantes et en ont dissous 118 autres depuis la mi-avril 2026. Le ministère de l’Administration Territoriale avait déjà, par arrêté du 12 mai 2026, prononcé la suspension de 247 associations en raison du non-renouvellement de leurs instances.

Le cas de l’UGEB se distingue toutefois des autres par la nature du motif retenu. L’apologie du terrorisme est une accusation grave, encadrée par le Code pénal burkinabè, qui place cette suspension dans une catégorie à part, bien au-delà des simples irrégularités administratives.

Burkina Média

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