Burkina Faso : le gouvernement interdit au prédicateur Omar Sankara de prêcher sur toute l’étendue du territoire.

Par un arrêté signé le 23 juin 2026, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, interdit au prédicateur Omar Sankara toute activité de prêche, de prédication et d’enseignement religieux sur l’ensemble du territoire national, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Selon l’arrêté ministériel, cette mesure est motivée par des « propos radicaux de nature à compromettre la cohésion sociale et le vivre-ensemble ». Les autorités estiment que les déclarations attribuées au prédicateur sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public dans un contexte où le Burkina Faso renforce son dispositif de prévention contre l’extrémisme et les discours de haine.

L’article premier du document précise que le camarade Omar Sankara, né le 5 décembre 1985 à Ouagadougou, est désormais interdit de toute activité de prêche, de prédication ou d’enseignement religieux sur toute l’étendue du territoire national. Le Secrétaire général du ministère est chargé de l’exécution de cette décision, qui prend effet immédiatement.

Cette mesure intervient seulement quelques jours après l’adoption par l’Assemblée législative du Peuple (ALP) de la nouvelle loi portant libertés religieuses, un texte composé de 112 articles destiné à mieux encadrer l’exercice du culte au Burkina Faso. La loi prévoit notamment un contrôle renforcé des prédications, l’encadrement des responsables religieux et de lourdes sanctions contre les discours de haine, l’extrémisme religieux et les appels à la violence.

Le gouvernement avait expliqué que cette réforme vise à combler un vide juridique, préserver la cohésion sociale et empêcher que la religion ne soit utilisée comme vecteur de radicalisation ou de division. L’arrêté visant Omar Sankara apparaît ainsi comme l’une des premières applications concrètes de cette nouvelle orientation en matière de gouvernance du fait religieux.

Cette décision marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités burkinabè de concilier liberté de culte, sécurité nationale et préservation du vivre-ensemble, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.

Burkina Média

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