Le secteur bancaire et financier est appelé à jouer un rôle accru dans la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a échangé le 22 septembre 2026 à Ouagadougou avec les responsables des banques, établissements financiers et institutions de microfinance.
Au cœur des discussions : la mobilisation de l’épargne nationale et son orientation vers les investissements productifs. Le Plan RELANCE, adopté en janvier 2026 comme nouveau référentiel national de développement, est évalué à 36 000 milliards de FCFA, dont près des deux tiers doivent être couverts par des ressources souveraines.

Pour le Gouvernement, la mobilisation des ressources nationales constitue un élément central de la stratégie de financement du développement. La contribution des banques, établissements financiers et institutions de microfinance doit venir compléter l’effort de l’État et faciliter l’accès des secteurs productifs aux financements.
Les performances enregistrées ces dernières années sur le marché des titres publics illustrent les capacités de mobilisation du système financier. Selon les données communiquées à l’occasion de la rencontre, les souscriptions aux titres publics ont progressé de plus de 290 milliards de FCFA entre 2023 et 2025.

Cette capacité doit désormais être davantage orientée vers le financement de l’économie réelle, avec l’ambition de soutenir l’investissement, la production, la création d’emplois et la génération de richesses.
L’énergie, l’industrie, l’agriculture et la transformation agroalimentaire figurent parmi les domaines dans lesquels le Gouvernement attend une implication accrue du secteur financier.

Les infrastructures, les transports, le numérique et le développement du capital humain sont également concernés. Il s’agit, à travers ces différents secteurs, de soutenir la transformation structurelle de l’économie et de renforcer les capacités productives nationales.
Cette orientation rejoint l’un des axes majeurs du Plan RELANCE, qui place le développement des infrastructures et la transformation structurante de l’économie parmi ses quatre grands piliers. Vers une inclusion financière renforcéeLe Plan RELANCE fixe également des objectifs en matière d’accès aux services financiers. À l’horizon 2030, le Gouvernement ambitionne de faire passer le taux d’utilisation des services financiers de 79 % à 88 %, le taux de bancarisation de 37 % à 47 % et le crédit à l’économie de 30 % à 38 %.

L’enjeu est donc double : accroître la mobilisation de l’épargne disponible et améliorer son accès aux acteurs qui en ont besoin pour investir et développer leurs activités.Pour le ministre Aboubakar Nacanabo, la réussite de cette démarche passe par une meilleure convergence entre la vision de l’État, les ressources financières disponibles et les besoins du secteur productif. Il s’agit, selon l’approche défendue par le Gouvernement, de donner au Burkina Faso les moyens de financer sa transformation en s’appuyant davantage sur ses propres ressources.
La rencontre avec les acteurs bancaires et financiers marque ainsi une nouvelle étape dans la recherche de mécanismes permettant de rapprocher l’épargne nationale des investissements prioritaires du Plan RELANCE 2026-2030.
Burkina Média
