Passeport burkinabè : 37 destinations africaines accessibles sans visa préalable.

Le passeport burkinabè offre en 2026 un accès facilité à une large majorité des destinations africaines recensées dans le rapport. Sur les 53 destinations africaines prises en compte, 37 sont accessibles sans visa préalable classique, soit 69,8 % du total. Le rapport recense 20 destinations accessibles sans visa, 16 avec visa à l’arrivée ou un autre mécanisme d’entrée facilité, ainsi qu’une destination accessible avec une autorisation électronique de voyage (eTA). À l’inverse, 16 destinations africaines, soit 30,2 %, exigent un visa préalable.

Une mobilité particulièrement forte en Afrique

L’Afrique constitue ainsi la région où le passeport burkinabè offre le niveau d’accès le plus élevé parmi les zones étudiées. Plusieurs destinations importantes du continent sont accessibles sans visa, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Le rapport cite également le Maroc et la Tunisie, avec des séjours pouvant aller jusqu’à 90 jours, ainsi que le Kenya, jusqu’à 60 jours, et le Rwanda, jusqu’à 30 jours. Cabo Verde figure pour sa part dans la catégorie sans visa, avec la procédure EASE.

D’autres pays africains proposent des mécanismes d’entrée simplifiés. C’est notamment le cas de la Mauritanie, du Gabon, de l’Éthiopie, des Comores, de Madagascar, du Malawi, du Mozambique et de l’Ouganda. Le rapport précise que cette catégorie regroupe plusieurs dispositifs et ne correspond donc pas uniquement au visa délivré physiquement à l’arrivée.

Le Burkina Faso dans le classement africain et mondial

À l’échelle du continent, le passeport burkinabè occupe le 28e rang sur 54 pays africains. Cette position permet de situer le Burkina Faso dans l’ensemble continental, tout en montrant que sa mobilité internationale reste particulièrement portée par les relations et les possibilités de circulation à l’intérieur de l’Afrique. Sur le plan mondial, le Burkina Faso se classe 144e, avec un score de mobilité de 64 et un taux d’accès global de 32,3 %.

Le rapport dénombre au total 31 destinations sans visa, 31 destinations avec visa à l’arrivée ou dispositif d’entrée facilité et deux destinations accessibles avec une autorisation électronique de voyage. Pour 134 destinations, un visa est requis.

Ces chiffres montrent surtout que la mobilité du passeport burkinabè n’est pas uniforme selon les régions. Elle est nettement plus favorable en Afrique que dans les autres grandes zones géographiques.

Des écarts importants selon les régionsAprès l’Afrique, les niveaux d’accès varient fortement. L’Asie affiche un taux d’accès total de 28 %, avec quatre destinations sans visa, neuf avec visa à l’arrivée ou mécanisme facilité et une avec autorisation électronique.

Les Caraïbes présentent un taux de 43,8 %, tandis que l’Amérique du Nord atteint 26,1 %, l’Amérique du Sud 25 % et l’Océanie 28,6 %. Le rapport relève en revanche un taux d’accès de 0 % pour l’Europe, les pays du Golfe, l’Asie centrale et le Moyen-Orient. Les 47 destinations européennes recensées figurent dans la catégorie « visa requis », de même que les six pays du Golfe, les cinq destinations d’Asie centrale et les 17 destinations du Moyen-Orient prises en compte.

Une progression avant un recul du score depuis 2023

L’évolution historique montre que la mobilité du passeport burkinabè a connu plusieurs phases au cours des dernières années. Le score de mobilité était de 53 en 2020, avant de progresser à 59 en 2021, puis à 68 en 2022 et 69 en 2023. Il est ensuite redescendu à 68 en 2024, 65 en 2025 et 64 en 2026.

Le classement mondial est passé parallèlement de la 122e place en 2020 à la 132e en 2021, puis à la 137e en 2022 et 2023. Le Burkina Faso occupait la 136e place en 2024, la 138e en 2025, avant de se retrouver à la 144e place en 2026. Malgré ce recul récent du score, l’accès offert en Afrique demeure un élément important de la mobilité internationale des voyageurs burkinabè.

Des formalités qui varient selon les destinations

L’absence de visa préalable ne signifie pas nécessairement une entrée sans aucune formalité. Certaines destinations prévoient des procédures particulières ou des conditions spécifiques de séjour. Le rapport indique par exemple que Singapour demande une carte d’arrivée pour un séjour de 30 jours, tandis que le Suriname prévoit une carte touristique pour un séjour pouvant atteindre 90 jours.

Les Seychelles figurent parmi les destinations accessibles avec une autorisation électronique de voyage, avec enregistrement touristique et un séjour pouvant aller jusqu’à 90 jours. Le Sri Lanka apparaît également dans cette catégorie, pour un séjour de 30 jours.

Dans les destinations à entrée facilitée, le Népal est associé à une durée pouvant atteindre 150 jours. L’Éthiopie, le Gabon, Madagascar, la Namibie, Samoa et le Vietnam sont notamment mentionnés avec des séjours pouvant aller jusqu’à 90 jours, selon les mécanismes d’entrée applicables.

Une mobilité à mettre en perspective avec les conditions d’entrée au Burkina Faso

Le rapport distingue la capacité des Burkinabè à voyager à l’étranger des conditions imposées aux ressortissants étrangers souhaitant entrer au Burkina Faso.Dans le classement consacré à l’accueil des voyageurs étrangers, le Burkina Faso se situe au 132e rang sur 199 pays.

Les données de réciprocité montrent par ailleurs que les règles ne sont pas toujours identiques dans les deux sens. Les Émirats arabes unis, par exemple, figurent parmi les pays dont les ressortissants peuvent entrer au Burkina Faso sans visa, avec autorisation électronique ou à l’arrivée, alors que les détenteurs du passeport burkinabè sont soumis à une exigence de visa pour cette destination.

À l’inverse, le Bangladesh, le Kenya et la Tunisie sont cités parmi les pays dont les ressortissants doivent obtenir un visa pour entrer au Burkina Faso, alors que les Burkinabè bénéficient d’un accès sans visa dans ces pays selon les données du rapport.

Le passeport burkinabè dans plusieurs espaces de comparaison

Le rapport fournit également plusieurs repères permettant de situer le Burkina Faso au sein de différents ensembles. Le pays occupe notamment le 14e rang sur 29 pays dans la catégorie liée à la langue française et le 3e rang sur huit pays utilisant le franc CFA d’Afrique de l’Ouest. Il est également classé 30e sur 57 pays de l’Organisation de la coopération islamique, 28e sur 54 membres de l’Union africaine, 90e sur 132 pays du G77 et 133e sur 159 membres de l’Organisation mondiale du commerce.

Ces différents classements ne remplacent pas le rang mondial de 144e. Ils permettent plutôt de comparer la position du Burkina Faso à l’intérieur de groupes de pays présentant des caractéristiques communes.

Au final, les données 2026 dessinent un passeport burkinabè dont la force principale reste la mobilité sur le continent africain. Avec 37 destinations sur 53 accessibles sans visa préalable classique ou grâce à un mécanisme d’entrée facilité, le Burkina Faso dispose d’un accès régional de 69,8 %. À l’échelle mondiale, son score de mobilité de 64 traduit en revanche des possibilités de déplacement beaucoup plus contrastées selon les régions.

Source : Rapports sur les passeports

Lire le communiqué du rapport 👉 Communiqué du Rapport 2026 sur les passports

Par Adama SAWADOGO

Burkina Média

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *