Burkina : quiconque tient ou incite à des discours de haine fondés sur la religion risque désormais jusqu’à 7 ans de prison.

La loi n°020-2026/ALP du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses prévoit de lourdes sanctions pénales contre les auteurs de discours haineux fondés sur la religion. Les peines peuvent aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et dix millions de francs CFA d’amende.

Préserver la paix entre les différentes confessions religieuses et prévenir toute forme d’incitation à la haine susceptible de menacer l’ordre public, telles sont les ambitions des autorités.

Selon l’article 88 de la loi, toute personne qui profère un discours haineux dirigé contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur croyance religieuse s’expose à une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans ainsi qu’à une amende comprise entre deux millions (2 000 000) et cinq millions (5 000 000) de francs CFA. Le texte vise à sanctionner toute prise de parole de nature à alimenter les discriminations, les tensions ou les violences fondées sur l’appartenance religieuse.

La loi se montre encore plus sévère envers les personnes qui encouragent ou provoquent la diffusion de tels propos. En effet, l’article 89 prévoit une peine d’emprisonnement de trois à sept ans et une amende allant de cinq millions (5 000 000) à dix millions (10 000 000) de francs CFA contre quiconque incite à la profération d’un discours haineux. Cette disposition ne sanctionne donc pas uniquement l’auteur des propos, mais également toute personne qui encourage ou favorise leur diffusion.

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Ces dispositions pénales s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle loi sur les libertés religieuses adoptée le 20 juin 2026 par l’Assemblée législative du peuple (ALP). Les autorités affichent ainsi leur volonté de garantir l’exercice des libertés religieuses tout en protégeant la cohésion nationale, le respect mutuel entre les différentes communautés religieuses et la stabilité du pays.

Les articles 88 et 89 rappellent ainsi que la liberté d’expression ne peut être utilisée pour diffuser des messages de haine ou d’incitation à la violence fondés sur la religion.

Burkina Média

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