Le gouvernement burkinabè poursuit sa modernisation de l’administration et de la formation. Réuni en Conseil des ministres ce 30 juillet 2026, l’Exécutif a adopté deux importantes réformes : l’organisation prochaine de l’enrôlement massif des populations pour l’obtention de l’identifiant unique électronique et la restructuration de la formation professionnelle autour des secteurs les plus porteurs de l’économie.
Dans le cadre du Projet d’Identification unique pour l’Intégration et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI), le Conseil a adopté un décret encadrant l’enregistrement de masse des citoyens en vue de la délivrance de l’identifiant unique électronique de la personne physique.
Selon la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabané, cette opération sera entièrement pilotée par des structures publiques afin de garantir la souveraineté des données biométriques, notamment les empreintes digitales et l’iris.

Le décret fixe le cadre juridique de cette vaste campagne d’enrôlement dont le lancement est annoncé pour les prochaines semaines. Les autorités invitent d’ores et déjà les populations à se faire enregistrer dès le début de l’opération.
Pour assurer le bon déroulement du processus sur l’ensemble du territoire, des comités seront mis en place aux niveaux national, régional, provincial et communal. Un dispositif de gestion des plaintes accompagnera également l’opération afin de garantir sa transparence.
Le Conseil des ministres a également adopté un décret portant Répertoire général des métiers de la formation professionnelle, une réforme destinée à rapprocher les formations des besoins réels du marché de l’emploi.
Désormais, les établissements de formation professionnelle orienteront leurs cursus vers 14 secteurs d’activités stratégiques identifiés comme prioritaires pour le développement du Burkina Faso.
Parmi les domaines concernés figurent notamment l’agriculture, l’élevage, les mines, l’artisanat, la santé, la communication, la sécurité et la transition digitale.
Selon le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, cette réforme permettra d’adapter les formations aux réalités socio-économiques du pays et de renforcer l’employabilité des jeunes en répondant plus efficacement aux besoins des entreprises et des administrations.

À travers ces deux décisions, le gouvernement entend accélérer la transformation numérique de l’administration tout en faisant de la formation professionnelle un véritable levier d’insertion et de développement économique.
Burkina Média
