Dans une note verbale officielle datée du 23 juin 2026, adressée à la Délégation de l’Union Européenne à Ouagadougou, le ministère des Affaires étrangères rejette avec fermeté la résolution adoptée le 18 juin par les eurodéputés sur la situation des libertés et de l’espace civique au Burkina Faso.
Le document qualifie cette résolution d’« ingérence inacceptable » dans les affaires intérieures d’un État souverain et l’accuse d’être inspirée par des « desseins néocoloniaux » ainsi que par des « réseaux obscurs à la solde de la France ». Le gouvernement estime que les accusations formulées par certains parlementaires européens reposent sur des informations erronées et traduisent une méconnaissance des réalités du terrain.
Dans cette réponse officielle, Ouagadougou rappelle également que la crise sécuritaire actuelle trouve son origine dans la déstabilisation de la Libye après l’intervention de l’OTAN en 2011, dont les conséquences continuent, selon les autorités, d’alimenter le terrorisme et l’insécurité dans le Sahel.
Le Burkina Faso affirme par ailleurs que les progrès réalisés depuis 2022 dans la reconquête du territoire et le renforcement de la sécurité sont ignorés par le Parlement européen. Le gouvernement réaffirme sa volonté de poursuivre sa politique de souveraineté, de refondation de l’État et de lutte contre le terrorisme, tout en indiquant que la résolution européenne est « nulle et de nul effet ».


Enfin, les autorités burkinabè se disent attachées à un dialogue respectueux avec l’Union européenne, mais précisent que celui-ci ne peut prospérer dans un climat marqué par des injonctions, des procès d’intention ou des remises en cause des choix souverains du peuple burkinabè.
Burkina Média
