À Ouagadougou, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé, vendredi 5 juin 2026, la session annuelle du Comité d’orientation stratégique du Plan RELANCE 2026-2030, marquant le lancement opérationnel de la nouvelle feuille de route économique du Burkina Faso pour les cinq prochaines années.
La rencontre a réuni les membres du gouvernement, les gouverneurs des régions, les responsables des structures de mise en œuvre et de suivi des politiques publiques, les acteurs du secteur privé ainsi que la faîtière des organisations de la société civile.
Placée sous le signe de la souveraineté, de la résilience et de la transformation structurelle de l’économie nationale, cette session s’est tenue dans un contexte marqué par la poursuite des efforts de reconquête du territoire national, de consolidation de la sécurité et de refondation du modèle de développement du pays.

La session avait pour objectif d’examiner et de valider le bilan de la mise en œuvre de la politique nationale de développement au titre de l’année 2025, ainsi que les acquis enregistrés sur la période 2024-2025. Les résultats présentés témoignent d’une dynamique positive malgré le contexte difficile : le taux de croissance du PIB réel est passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025, tandis que le niveau d’exécution de la Politique nationale de développement a atteint 85,5 %.
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Dans sa vision du développement, le Burkina Faso entend désormais compter sur sa ressource humaine, sa capacité productive, ses savoirs endogènes et son potentiel patriotique pour construire son destin. C’est dans cette logique que s’inscrit le Plan RELANCE 2026-2030, adopté par le gouvernement révolutionnaire le 29 janvier 2026.
Le Premier ministre s’est prononcé sur la philosophie qui doit guider la démarche :
« Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes, dans l’intérêt exclusif du peuple burkinabè. »
La réussite du Plan RELANCE doit permettre de renforcer la souveraineté alimentaire, de promouvoir la transformation locale des ressources minières et agricoles, d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base, de développer les infrastructures énergétiques, routières et industrielles, de moderniser l’administration publique et de créer durablement des emplois pour la jeunesse. Pour y parvenir, le Premier ministre a appelé l’ensemble des acteurs à accélérer les réformes et à privilégier une gestion axée sur les résultats.

Le Plan RELANCE s’appuie sur des signaux budgétaires encourageants. Les réformes engagées pour élargir l’assiette fiscale ont permis de mobiliser 401 milliards FCFA au seul mois de mai 2026, grâce notamment à la modernisation des procédures de recouvrement et à la lutte renforcée contre la fraude.
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Parmi les avancées majeures récentes figurent la création du Fonds souverain minier, destiné à garantir une gestion durable des revenus issus des ressources minières, ainsi que la mise en place de la Grande Imprimerie du Faso, présentée comme un outil stratégique au service de la souveraineté administrative du pays.

Cette session 2026 du Comité d’orientation stratégique marque une étape décisive dans l’opérationnalisation du Plan RELANCE, principal instrument de transformation économique et sociale du Burkina Faso pour les cinq prochaines années.
Burkina Média
