PDI au Burkina : le gouvernement donne 72h pour libérer les sites non reconnus.

Dans un communiqué en date du 30 avril 2026, le ministère de la Sécurité a annoncé des mesures fermes à l’encontre des sites de personnes déplacées internes (PDI) installés de manière anarchique sur le territoire national.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’opération « WIBGA 2 », qui vise à renforcer la sécurité autour des zones accueillant les populations vulnérables. Selon les autorités, plusieurs sites de déplacés fonctionnent en dehors de tout cadre officiel, échappant ainsi au contrôle du ministère en charge de la solidarité nationale.

Ces installations non reconnues constituent, selon le ministère, un risque sérieux pour la sécurité publique et augmentent les vulnérabilités dans un contexte déjà fragile.

Face à cela, un délai strict est désormais fixé. Toutes les personnes occupant ces sites irréguliers sont sommées de quitter les lieux dans un délai de 72 heures à compter de la date de signature du communiqué. Elles sont invitées à rejoindre les sites officiellement reconnus ou à se rapprocher de familles d’accueil.

Les autorités précisent également qu’un numéro d’urgence est mis à disposition pour orienter les populations concernées. Il s’agit du 138, géré par le CONASUR.

Passé ce délai, les Forces de défense et de sécurité procéderont à des opérations de déguerpissement sans autre avertissement. Une mesure qui traduit la volonté de l’État de reprendre le contrôle et d’assurer un meilleur encadrement des populations déplacées.

Le ministre de la Sécurité appelle enfin les personnes concernées à faire preuve de discipline et de coopération, insistant sur le fait que ces mesures visent avant tout à garantir la sécurité nationale.

Burkina Média

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