Burkina Faso : 14 personnes arrêtées pour des publications jugées dangereuses sur les réseaux sociaux.

Les autorités judiciaires burkinabè ont décidé de taper sur la table face à la montée des discours de haine et des propos jugés dangereux sur les réseaux sociaux. Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Bakouli Blaise Bazié, a animé ce vendredi 22 mai 2026 un point de presse aux côtés du commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) afin d’alerter l’opinion publique sur les dérives observées dans l’usage des plateformes numériques.

Face aux journalistes, le procureur a rappelé que les réseaux sociaux ne constituent pas des « zones de non-droit » et que toute utilisation de plateformes comme Facebook, TikTok ou WhatsApp à des fins de division, d’incitation à la haine ou de troubles à l’ordre public exposera désormais les auteurs à la rigueur de la loi.

14 personnes interpellées en trois mois

Selon les chiffres communiqués par le parquet, 14 personnes ont été interpellées au cours du premier trimestre 2026 pour des faits liés à des discours haineux, des propos religieux conflictuels ou des contenus portant atteinte à la cohésion sociale.

Parmi elles :

  • 8 personnes ont été condamnées à des travaux d’intérêt général ;
  • 4 ont bénéficié de médiations pénales accompagnées de lourdes amendes ;
  • 2 autres ont été condamnées à des peines de prison ferme.

Le procureur a précisé qu’une des personnes condamnées a écopé d’une peine de cinq ans de prison ferme.

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Une cinquantaine de personnes recherchées

Les autorités judiciaires ont également révélé qu’une cinquantaine de personnes font actuellement l’objet de recherches à la suite d’investigations menées durant les mois d’avril et de mai 2026.

Selon le parquet, les opérations de veille numérique et de surveillance des profils sur les réseaux sociaux seront renforcées dans les semaines à venir afin de lutter contre les contenus susceptibles de menacer la paix sociale et le vvivre-ensemble

« Les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit », a insisté le procureur du Faso.

Les autorités préviennent également que certains profils impliqués dans la diffusion de contenus haineux pourraient être bannis ou supprimés conformément aux procédures en vigueur.

Le parquet et la BCLCC invitent les populations à faire preuve de responsabilité dans leurs publications et commentaires sur les plateformes numériques.

Les citoyens sont notamment appelés à éviter les appels à la violence, les messages de haine religieuse ou communautaire, ainsi que toute forme de justice populaire relayée sur internet.

Le procureur du Faso recommande par ailleurs aux populations de privilégier le recours aux institutions compétentes en cas de différends ou de dénonciations, plutôt que les campagnes de stigmatisation sur les réseaux sociaux.

Burkina Média

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