11e sommet de l’OEAC : le Burkina Faso plaide pour un multilatéralisme fondé sur la dignité.

À Malabo, le Burkina Faso affiche clairement sa position sur les enjeux internationaux. Prenant la parole au nom du pays et de la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré a insisté sur la nécessité de repenser la coopération internationale.

« Ce 11è sommet de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique est une occasion privilégiée de renforcer la solidarité entre ses États membres et de définir des orientations stratégiques susceptibles de traduire nos engagements en actions concrètes », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une organisation plus efficace et tournée vers des résultats.

Face aux défis sécuritaires, humanitaires et climatiques, le Burkina Faso appelle à une réponse collective. « Les crises sécuritaires, humanitaires et climatiques se sont accrues ces dernières années », a-t-il rappelé, évoquant notamment la situation préoccupante du Sahel, où « environ 50 % des décès liés au terrorisme dans le monde » sont enregistrés.

Dans ce contexte, les autorités burkinabè mettent en avant la nécessité de défendre la souveraineté des États et de promouvoir un ordre international plus équilibré.

« Il s’agit pour nous de réaffirmer notre indépendance et notre souveraineté et de renouveler notre foi aux vertus du multilatéralisme », a affirmé le chef de la diplomatie.

Le Burkina Faso et ses partenaires de l’AES plaident ainsi pour une organisation plus forte et plus solidaire. « Nous plaidons pour une OEACP unie et solidaire, réformée et transformée et en phase avec les enjeux du moment », a-t-il soutenu.

Dans la même dynamique, il appelle à une meilleure coordination entre les États membres et leurs partenaires.

« Renverser cette tendance requiert des actions de résilience et d’autonomisation socio-économique robustes », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité d’approches concertées et inclusives.

« Le Burkina Faso et les États de la Confédération AES réaffirment leur engagement à œuvrer de concert […] pour co-construire un multilatéralisme fondé sur le respect de la dignité et des trajectoires locales », selon le Burkina Faso

À travers cette déclaration, Ouagadougou réaffirme sa volonté de peser dans les débats internationaux, en défendant une coopération basée sur le respect mutuel, la solidarité et les intérêts des peuples.

Burkina Média

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