RDC : Félix Tshisekedi se dit prêt à briguer un troisième mandat si le peuple le demande.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a relancé le débat sur un éventuel troisième mandat présidentiel. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa, le chef de l’État a affirmé qu’il était prêt à revenir à la tête du pays « si les Congolais le demandent ».

Cette déclaration intervient alors que les interrogations autour d’une possible réforme de la Constitution alimentent depuis plusieurs mois les débats politiques en RDC. Face aux journalistes, Félix Tshisekedi a toutefois insisté sur le fait qu’aucune modification de la Constitution ne pourrait intervenir sans l’avis du peuple.

« Si changement ou révision doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, par référendum », a-t-il déclaré.

La Constitution congolaise actuelle limite le président de la République à deux mandats. Arrivé au pouvoir en 2019 puis réélu en 2023, Félix Tshisekedi est théoriquement engagé dans son dernier mandat à la tête de la République. Mais depuis plusieurs mois, des voix proches du pouvoir évoquent l’idée d’une réforme constitutionnelle, notamment pour adapter certaines institutions aux réalités politiques et sécuritaires du pays.

Ces discussions suscitent cependant de nombreuses réactions au sein de l’opposition et d’une partie de la société civile, qui redoutent une remise en cause du principe de l’alternance démocratique.

Même si le président congolais affirme ne pas avoir officiellement demandé un troisième mandat, ses propos risquent de relancer les tensions politiques dans son pays. Pour certains, cette déclaration ouvre clairement la porte à une éventuelle candidature en cas de réforme constitutionnelle ou de consultation populaire favorable.

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Dans les rangs de l’opposition, certains responsables politiques dénoncent déjà une tentative de préparer progressivement l’opinion à une modification du cadre institutionnel.

Au cours de cette conférence de presse, Félix Tshisekedi a également évoqué la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, où les affrontements persistent entre les forces armées congolaises et plusieurs groupes rebelles. Le chef de l’État a estimé que le retour durable de la stabilité demeure une priorité nationale, dans un pays confronté depuis plusieurs années à des crises sécuritaires récurrentes.

Burkina Média

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