L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d’Iran au Burkina Faso, Mojtaba Faghihi, s’est exprimé ce jeudi 30 avril 2026 à Ouagadougou sur la situation internationale impliquant son pays, tout en mettant en avant les relations bilatérales entre Téhéran et Ouagadougou.
Structurant son intervention autour de trois axes, le diplomate iranien est revenu sur ce qu’il qualifie de « guerre d’agression » menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon lui, les attaques auraient débuté le 28 février 2026, alors même que des négociations étaient en cours en vue d’un règlement pacifique.
Il a affirmé que plusieurs infrastructures civiles, économiques et sociales ont été visées. Sur le plan humain, il avance un bilan de 3 468 personnes tuées, dont 383 enfants, ainsi que plus de 30 000 blessés. Il évoque également des destructions d’établissements scolaires et sanitaires, qu’il considère comme une violation du droit international humanitaire.
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Dans son analyse, Mojtaba Faghihi a dénoncé ce qu’il appelle une « démocratie par la force », estimant que les interventions extérieures ne permettent pas aux États de construire des systèmes de gouvernance adaptés à leurs réalités. Il a insisté sur la nécessité, pour chaque pays, de s’appuyer sur ses propres valeurs et traditions afin d’assurer son développement.
Abordant les relations entre l’Iran et le Burkina Faso, l’ambassadeur a affirmé qu’elles traversent « leur meilleure période de l’histoire ». Il a assuré que les engagements pris entre les deux pays restent valides, malgré les tensions internationales. Dans cette dynamique, il a annoncé la tenue prochaine de la deuxième session de la Commission mixte Iran–Burkina Faso, destinée à renforcer davantage la coopération bilatérale.
Le diplomate iranien a également exprimé le soutien de son pays aux initiatives de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il a salué les efforts engagés par ces États en matière de souveraineté et de développement, estimant qu’ils se trouvent à un tournant décisif de leur histoire.
Mojtaba Faghihi a parailleurs invité les peuples africains à faire confiance à leurs propres capacités et à privilégier des solutions endogènes. Il a réaffirmé la volonté de son pays de consolider ses relations avec le Burkina Faso et de contribuer activement aux dynamiques de coopération Sud-Sud.
Burkina Média

