Burkinabè expulsés de Guinée : écoles, universités et formations professionnelles au programme de leur réinsertion.

Le gouvernement burkinabè annonce plusieurs mesures pour accompagner la réintégration sociale et professionnelle des compatriotes contraints de quitter la Guinée à la suite de la suspension de l’exploitation artisanale de l’or. Le dispositif envisagé prévoit notamment le retour des enfants mineurs à l’école, la poursuite des études pour certains jeunes et des possibilités de formation professionnelle.

Ces perspectives ont été présentées le vendredi 6 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré/Kabré, à l’occasion de l’accueil du premier convoi de Burkinabè de retour de Guinée.

La scolarisation des enfants parmi les priorités

Pour les autorités burkinabè, le retour au pays ne doit pas se limiter à l’accueil et à l’assistance d’urgence. Il s’agit également de préparer les conditions d’une réintégration durable des personnes concernées, en accordant une attention particulière aux enfants et aux jeunes dont le parcours scolaire a été interrompu.

Le gouvernement prévoit ainsi d’accompagner les mineurs afin qu’ils puissent reprendre le chemin de l’école. Les jeunes ayant déjà obtenu le baccalauréat pourraient, quant à eux, poursuivre leurs études dans les universités du pays, selon les modalités qui seront définies. Cette orientation vise à éviter que le départ précipité de Guinée ne compromette durablement les perspectives scolaires et universitaires des jeunes concernés.

Des formations pour favoriser l’insertion professionnelle

Pour les jeunes qui souhaitent s’orienter vers une activité professionnelle, le gouvernement annonce également des possibilités de réinsertion socioprofessionnelle à travers la formation professionnelle.

L’objectif est de leur permettre d’acquérir ou de renforcer des compétences afin de faciliter leur insertion dans le monde du travail et leur autonomie économique. Ces mesures devront contribuer à offrir des alternatives à ceux qui exerçaient auparavant des activités sur les sites d’exploitation artisanale de l’or en Guinée.

Un premier convoi de 3 400 personnes accueilli à Bobo-Dioulasso

Ces annonces ont été faites lors de l’arrivée du premier convoi de Burkinabè expulsés de Guinée. Au total, 3 400 personnes, transportées dans 48 cars en provenance du Mali, ont été accueillies dans la soirée du 6 novembre au stade omnisports de Bobo-Dioulasso, aux environs de 21 heures.

Les compatriotes concernés avaient quitté la Guinée après la décision des autorités de ce pays de suspendre l’exploitation artisanale de l’or. Leur retour s’est effectué en passant par le Mali.

À leur arrivée, un dispositif de prise en charge a été déployé par le Conseil régional de secours d’urgence et de réhabilitation. Il comprend un contrôle sécuritaire, une évaluation sanitaire pour identifier les personnes malades ou blessées ainsi qu’un accompagnement psychosocial.

Les mineurs doivent bénéficier d’un encadrement spécifique, tandis que les jeunes adultes sont enregistrés avant de pouvoir rejoindre leurs familles.

Protéger les enfants contre les risques liés à l’orpaillage

Au-delà des mesures de réinsertion, la ministre a appelé les parents à accorder une attention particulière à la protection des enfants et à privilégier leur scolarisation. Cet appel vise notamment à prévenir leur exposition aux risques liés aux activités d’orpaillage.

À travers ces différentes orientations, le gouvernement entend accompagner les personnes de retour de Guinée au-delà de leur prise en charge immédiate. La réussite de cette démarche dépendra notamment de la mise en œuvre effective des mesures annoncées et de leur adaptation aux besoins des personnes concernées.

Source : ministère de l’action humanitaire

Burkina Média

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