Le ministre burkinabè de la Sécurité a exprimé ce 4 novembre 2026, depuis Bamako au Mali, sa vive préoccupation après les opérations ayant entraîné le départ forcé de ressortissants burkinabè de Guinée. Il affirme que ni les autorités maliennes ni celles du Burkina Faso n’avaient été informées à l’avance de l’opération et fait état de compatriotes blessés, dont certains par balles.
Prenant la parole lors de son déplacement au Mali, le ministre a qualifié l’opération de « forte, déplorable et regrettable ».
Selon lui, une intervention de cette ampleur aurait dû faire l’objet d’une planification préalable, accompagnée d’une évaluation de ses conséquences et de ses implications pour les personnes concernées et les pays impliqués.Ouagadougou et Bamako n’auraient pas été préalablement informés
Le ministre a particulièrement regretté l’absence d’information préalable des autorités burkinabè et maliennes. Il estime que cette situation n’a pas permis aux deux pays d’anticiper les difficultés provoquées par l’opération ni de prendre suffisamment tôt les dispositions nécessaires pour accompagner leurs ressortissants.
Pour lui, une telle démarche aurait dû tenir compte des conséquences humaines et des éventuelles difficultés liées au déplacement des personnes concernées.
Des blessés, dont certains par balles, signalés
Au-delà de l’absence de concertation, le ministre a également évoqué les informations reçues par les autorités burkinabè sur les conditions dans lesquelles certains compatriotes auraient quitté la Guinée.
« Nous avons enregistré, fort déplorable, des blessés. Même parfois des blessés par balles », a-t-il déclaré.
Il estime que ces faits, s’ils sont établis, pourraient traduire des traitements cruels, inhumains et dégradants à l’encontre des ressortissants burkinabè. Il a insisté sur le caractère regrettable de tels actes entre pays qu’il considère comme frères.
Une situation qui soulève des préoccupations humanitaires
Cette déclaration intervient alors que les autorités burkinabè suivent la situation de leurs ressortissants concernés par les opérations menées contre l’exploitation minière artisanale en Guinée. Une délégation gouvernementale burkinabè s’était rendue au Mali afin d’apporter une assistance aux compatriotes en difficulté sur leur parcours de retour.
À travers ses propos, le ministre met ainsi en avant deux préoccupations : les conditions dans lesquelles les opérations ont été conduites et la nécessité d’une meilleure coordination entre les pays concernés pour prévenir les conséquences humaines de telles interventions.
Les circonstances précises des blessures évoquées, leur nombre ainsi que les responsabilités éventuelles restent toutefois à établir à partir d’informations complémentaires.
Burkina Média
