Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a signé le 3 juillet 2026 un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement au Burkina Faso. Ce texte, qui entre en vigueur à compter de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, vise à encadrer les tarifs pratiqués par les établissements privés et à mieux protéger les apprenants et leurs familles.
Le décret s’applique aux structures privées reconnues, notamment :
- les centres privés d’éducation préscolaire ;
- les écoles primaires privées ;
- les établissements post-primaire et secondaire, généraux, techniques et professionnels ;
- les universités privées ;
- les grandes écoles privées ;
- les instituts privés d’enseignement supérieur.
En revanche, les établissements à statut international créés par convention avec le Burkina Faso ne sont pas concernés.
Le texte définit les frais de scolarité comme l’ensemble des sommes dues par un apprenant pour bénéficier des enseignements et des services pédagogiques ou académiques. Ils incluent notamment les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire, de paillasse, de soutenance, d’établissement du diplôme ainsi que les autres frais liés à la vie pédagogique.
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Les frais seront désormais déterminés selon plusieurs critères.
Pour le préscolaire et le primaire :la zone d’implantation ;
- le niveau d’investissement ;
- la qualité de l’offre éducative.etc.).
Pour le post-primaire et le secondaire :
- la zone d’implantation ;
- le niveau d’investissement ;
- la qualité de l’offre éducative ;
- le niveau d’enseignement ;
- le type d’établissement.
Pour l’enseignement supérieur :
- la qualité de l’offre éducative ;
- le niveau des formations ;
- la nature des études (LMD, sciences médicales, ingénierie, BTS,
Les établissements seront classés en trois catégories en fonction de ces critères. Des arrêtés ministériels fixeront les critères de catégorisation ainsi que les plafonds des frais de scolarité.
Les autres frais soumis à autorisationLe décret précise également que tout autre frais réclamé aux apprenants, en dehors des frais de scolarité, devra obligatoirement faire l’objet d’une autorisation préalable du ministère de tutelle.
Les établissements qui dépasseront les plafonds autorisés s’exposeront à une pénalité équivalente au double du montant du dépassement, calculée sur l’ensemble des apprenants concernés. Ils devront également rembourser les sommes indûment perçues.
Le texte interdit aussi toute manœuvre frauduleuse consistant, par exemple, à améliorer temporairement les équipements ou à recruter provisoirement du personnel afin d’obtenir une meilleure catégorie.
En cas de fraude constatée, les sanctions pourront comprendre :
- le déclassement immédiat de l’établissement dans une catégorie inférieure, entraînant une baisse automatique des tarifs autorisés ;
- le remboursement aux parents d’élèves des montants perçus en trop.
En cas de récidive, de non-paiement des sanctions ou de refus de rembourser les sommes indûment perçues, l’établissement pourra être placé sous régie ou, à défaut, fermé à la fin de l’année scolaire ou universitaire.

Avec ce décret, les autorités entendent instaurer davantage de transparence dans la fixation des frais de scolarité, renforcer la protection des familles et garantir une meilleure qualité de l’offre éducative dans les établissements privés du Burkina Faso.
Burkina Média
