En marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Directeur général de la Société internationale islamique pour le financement du commerce (ITFC), Adeeb Yousuf Al-Aama, ont signé un Accord-cadre 2026-2030 destiné à soutenir le commerce et les secteurs stratégiques de l’économie burkinabè.
D’un montant global de 1 milliard de dollars américains (environ 570 milliards de FCFA), cet accord s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030, adopté par le gouvernement comme nouvelle feuille de route du développement économique national.
L’accord prévoit le financement d’opérations essentielles liées au commerce, notamment l’importation de produits énergétiques, d’intrants agricoles, de denrées alimentaires de première nécessité et de produits pharmaceutiques.
Il permettra également de renforcer les exportations de produits agricoles stratégiques, en particulier le coton et l’anacarde, deux filières majeures de l’économie burkinabè.
Autre volet important : la mise en place de lignes de crédit au profit des banques locales afin de faciliter l’accès au financement pour les entreprises et soutenir le développement du secteur privé.Un appui au Plan R.E.L.A.N.C.E.
Lire aussi 👉 Plan Relance au Burkina Faso : 73 nouveaux CSPS, 9 hôpitaux régionaux et 150 écoles annoncés d’ici 2030.
La signature de cet accord intervient quelques semaines après le lancement opérationnel du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030, présenté comme le principal instrument de transformation économique du Burkina Faso. Ce programme met l’accent sur la souveraineté économique, la transformation locale des matières premières, le développement des infrastructures, la sécurité alimentaire et la création d’emplois durables.
Le financement mobilisé auprès de l’ITFC devrait contribuer à accélérer la mise en œuvre de plusieurs projets prioritaires inscrits dans ce plan.

Cet accord confirme le renforcement des relations entre le Burkina Faso et le Groupe de la Banque islamique de développement (BID), partenaire historique du pays dans le financement de nombreux projets de développement.
Il intervient quelques jours seulement après l’élection du ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, à la présidence du Conseil des gouverneurs de la Banque islamique de développement, un mandat d’un an qui renforce davantage la présence du Burkina Faso au sein de cette institution financière internationale.
Au-delà des financements, les deux parties affichent leur volonté de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre le Burkina Faso, les pays arabes et les États africains membres de la BID, afin de soutenir durablement la croissance économique et la résilience du pays.
Burkina Média
