Burkina Faso : plus de 357 millions FCFA recouvrés, l’État publie la liste des débiteurs de chèques impayés.

L’État burkinabè intensifie ses actions pour le recouvrement des créances publiques. Dans un communiqué daté du 3 mai 2026, l’Agence judiciaire de l’État (AJE) annonce qu’un montant total de 357 970 378 francs CFA a été recouvré au profit du Trésor public à la date du 30 avril 2026.

Dans les détails, 229 419 501 francs CFA proviennent de chèques impayés, tandis que 111 944 101 francs CFA ont été mobilisés à travers la réalisation de garanties financières. Ces résultats font suite à l’appel lancé le 17 avril 2026 en direction des débiteurs de l’État.

Une pression accrue sur les débiteurs

Selon l’AJE, plusieurs débiteurs ont déjà été approchés ou se sont présentés volontairement pour prendre des engagements de paiement. Ces engagements devraient être formalisés à travers des protocoles d’accord, incluant des échéanciers de règlement. Cependant, l’institution souligne que certains débiteurs restent encore en marge de cette dynamique, n’ayant entrepris aucune démarche de régularisation malgré les sollicitations.

Publication d’une première liste

Face à cette situation, les autorités ont décidé de passer à une étape supérieure : la publication progressive des listes de débiteurs. La première vague rendue publique concerne les personnes physiques et morales ayant émis des chèques sans provision pour un montant cumulé d’au moins 20 millions de francs CFA. Cette mesure vise à renforcer la pression et à accélérer le recouvrement des fonds dus à l’État.

Lire la liste ici 👉 Liste 1 débiteurs État

Appel à la collaboration des citoyens

L’Agent judiciaire de l’État invite par ailleurs les citoyens disposant d’informations sur les débiteurs identifiés à les transmettre à ses services. Des canaux de contact ont été mis à disposition, notamment un numéro de téléphone et une adresse électronique.

L’AJE rassure que l’identité des dénonciateurs sera protégée et précise qu’une récompense pourra être accordée si les informations fournies permettent un recouvrement effectif.

Préserver les intérêts de l’État

Dans son communiqué, l’institution réaffirme sa détermination à défendre les intérêts financiers de l’État. Elle rappelle que le règlement des dettes publiques constitue une obligation et non une option.

Elle indique également que les débiteurs disposant de créances sur l’État peuvent se rapprocher de ses services afin d’explorer des mécanismes de compensation. Cette opération s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la discipline financière et de garantir une meilleure gestion des ressources publiques au Burkina Faso.

Burkina Média

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