Burkina Faso : 60 % des réformes du climat des affaires réalisées, le gouvernement appelle à accélérer.

La session annuelle 2026 du Comité de pilotage du climat des affaires s’est tenue ce vendredi 10 avril 2026, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo. Au menu : faire le point sur les réformes engagées en 2025, valider les nouvelles orientations et tracer la feuille de route des actions à venir. Un moment clé pour mesurer les avancées… et surtout recadrer les priorités.

Réunis autour du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, les acteurs du public et du privé ont pris le temps de regarder les choses en face. Et le constat appelle à plus d’action.

Sur plus d’une centaine de réformes engagées en 2025 pour améliorer le climat des affaires, environ 60% ont été mises en œuvre. Un niveau qui montre que la machine est en marche… mais qui reste encore loin du rythme attendu.

Du côté du gouvernement, l’impatience commence à se faire sentir. Il ne s’agit plus seulement de programmer des réformes ou d’en discuter. Ce qui est attendu désormais, ce sont des résultats visibles, concrets, mesurables. Autour de la table, les priorités ont été clairement posées : finaliser les textes encore en attente, simplifier les démarches administratives et accélérer la digitalisation de l’administration. Des chantiers connus, mais qui peinent encore à produire tous leurs effets.

Le secteur privé, lui aussi, est appelé à jouer sa partition. Les autorités comptent sur un engagement plus fort des acteurs économiques pour accompagner cette dynamique, notamment dans des domaines jugés stratégiques comme l’énergie, l’agriculture, le commerce ou encore l’industrie.

Derrière ces échanges, se dégage cette ligne directrice de construire un environnement des affaires plus solide, capable de soutenir l’investissement et de porter une croissance basée sur les ressources et les capacités internes du pays.

La session a également permis d’adopter les nouvelles orientations, avec le plan de réformes 2026 et un programme d’actions étalé jusqu’en 2028. L’idée est de garder le cap, tout en corrigeant les lenteurs constatées.

Pour être clair, le gouvernement veut changer de tempo. Moins de discours, plus d’impact. Dans un contexte économique exigeant, chaque réforme compte, mais c’est surtout leur application qui fera la différence.

Burkina Média

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