Le gouvernement burkinabè hausse le ton face au trafic d’ânes. Dans un communiqué publié le 9 mars 2026, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques informe que certains pays voisins ont récemment mis en service des abattoirs destinés aux ânes, alors même qu’ils ne disposent pas d’importantes ressources asines.Selon les autorités, cette situation pourrait favoriser l’exportation frauduleuse des ânes du Burkina Faso vers ces pays, au détriment des efforts engagés pour préserver cette ressource sur le territoire national.

Le ministère rappelle que l’exportation des ânes et de leurs produits est formellement interdite au Burkina Faso. Cette mesure est encadrée par un décret adopté depuis le 7 septembre 2016 réglementant l’abattage et l’exportation des asins, des équins et de leurs produits.
Face à la recrudescence des pratiques illégales, les Forces de défense et de sécurité ont été instruites d’interpeller toute personne impliquée dans le transport ou le convoyage de plus de trois ânes sur le territoire national, en violation de la réglementation.
Le gouvernement appelle également les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les autorités compétentes pour dénoncer tout cas suspect de trafic ou d’exportation illégale d’ânes. Elles espèrent ainsi freiner ce phénomène et protéger une ressource animale essentielle pour de nombreuses activités rurales au Burkina Faso.
Burkina Média

