Sécurité au Burkina : 50 réseaux criminels démantelés, des performances jugées encourageantes.

À Ouagadougou, les acteurs du secteur de la sécurité ont dressé le bilan de leurs actions tout en se projetant vers les prochaines années. Ce vendredi 13 mars 2026, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a présidé la cérémonie d’ouverture du Cadre sectoriel de dialogue Défense et Sécurité (CSD-DS).

La rencontre a réuni plusieurs acteurs clés : représentants des ministères du secteur, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, acteurs du secteur privé et collectivités territoriales. Les échanges ont principalement porté sur la validation du rapport de performance annuelle 2025 ainsi que sur le Plan d’action de développement sectoriel couvrant la période 2026-2028.

Des résultats jugés encourageants malgré les défis

Les autorités burkinabè affirment que les résultats enregistrés restent encourageants. Selon les données présentées lors de la rencontre, le taux d’exécution physique des actions du secteur a atteint 97,23 %, tandis que le taux d’exécution financière s’élève à 73,98 % au 31 décembre 2025.

Pour le ministre de la Sécurité, ces résultats traduisent les efforts fournis par l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière de sécurité. « Ces performances témoignent de l’engagement réel de tous les acteurs du secteur à faire face aux défis sécuritaires auxquels notre pays est confronté », a déclaré le ministre.

50 réseaux criminels démantelés

Le rapport présenté au cours des travaux fait également état de progrès notables dans la lutte contre la criminalité et le grand banditisme. Au total, 50 réseaux criminels ont été démantelés au cours de la période évaluée. Ces opérations ont permis d’affaiblir plusieurs groupes impliqués dans des activités illégales telles que les braquages, le trafic et diverses formes de criminalité organisée.

Par ailleurs, les autorités ont indiqué que plus de 5 300 000 victimes et personnes affectées par la crise humanitaire ont bénéficié d’une prise en charge entre 2021 et 2025, grâce aux différents dispositifs mis en place par l’État et ses partenaires.

Une ambition de sécurité durable

Au-delà du bilan, la rencontre a également été l’occasion d’évoquer les perspectives à moyen et long terme. Les autorités comptent s’appuyer sur le Plan RELANCE 2026-2030 pour renforcer les capacités du secteur et consolider les acquis enregistrés.

Selon le ministre Mahamadou Sana, l’objectif est de construire une sécurité durable, basée sur la cohésion nationale et la confiance entre les institutions et les populations. « L’atteinte de cet objectif exige une discipline collective, une volonté politique affirmée et une mobilisation constante des ressources », a-t-il affirmé.

Le ministre a également appelé l’ensemble des acteurs du secteur à maintenir la dynamique de collaboration afin de consolider les acquis et relever efficacement les défis sécuritaires à venir.

À travers ce cadre de dialogue, les autorités burkinabè entendent renforcer la coordination entre les différents intervenants du secteur de la défense et de la sécurité, dans un contexte où la stabilité du pays demeure une priorité nationale.

Source : DCRP-MSECU

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