Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi de finances 2026, le Burkina Faso introduit de nouvelles dispositions comptables concernant les organisations à but non lucratif, notamment les églises et les mosquées. L’information a été relayée par le média en ligne Lefaso.net, qui précise que ces structures sont désormais intégrées dans un référentiel comptable harmonisé.
Selon les nouvelles mesures, les organisations religieuses, au même titre que les associations, ONG et fondations, devront se conformer au Système comptable des entités à but non lucratif (SYCEBNL). L’objectif affiché par les autorités est de renforcer la transparence financière, d’améliorer la traçabilité des ressources et de prévenir les risques liés au blanchiment de capitaux.
Cette réforme ne remet pas en cause la liberté de culte, mais vise plutôt à encadrer la gestion financière des structures recevant des dons et contributions diverses. Elle impose une tenue régulière des comptes, une meilleure formalisation des opérations financières et, dans certains cas, la production d’états financiers conformes aux normes en vigueur.
Cette mesure entend renforcer la discipline budgétaire et de mobilisation des ressources internes. Le Premier Ministre a d’ailleurs salué ce lundi 2 mars, les performances des régies financières et lancé la 4ᵉ édition du mois de l’exemplarité fiscale, appelant à une culture accrue de responsabilité et de redevabilité.
En élargissant les obligations comptables à l’ensemble des entités organisées, y compris religieuses, l’État entend consolider la gouvernance financière nationale et promouvoir une gestion plus transparente des flux économiques.
Article connexe ⤵️
Mobilisation des recettes internes : le Premier Ministre félicite les régies financières et lance la 4ᵉ édition du mois de l’exemplarité fiscale.

